
La santé infantile prend un nouveau tournant au Togo. En août prochain, la ville de Vogan accueillera une mission médico-chirurgicale menée par l’ONG française La Chaîne de l’Espoir, en partenariat avec le ministère de la Santé.

La santé infantile prend un nouveau tournant au Togo. En août prochain, la ville de Vogan accueillera une mission médico-chirurgicale menée par l’ONG française La Chaîne de l’Espoir, en partenariat avec le ministère de la Santé.
Objectif de cette mission : opérer gratuitement 200 enfants atteints de pathologies pédiatriques graves, avec une attention particulière portée à l’hydrocéphalie, une affection neurologique sévère qui touche le cerveau des tout-petits.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’action humanitaire de La Chaîne de l’Espoir au Togo, où elle intervient régulièrement en matière de chirurgie pédiatrique, couvrant plusieurs spécialités : neurochirurgie, urologie, ophtalmologie.
L’organisation s’appuie à la fois sur l’expertise de médecins togolais et celle de praticiens étrangers mobilisés pour cette mission.
L’hydrocéphalie, au cœur des préoccupations, est une maladie entraînant l’accumulation de liquide céphalorachidien dans les cavités du cerveau. Sans intervention, elle peut être rapidement mortelle. Le traitement chirurgical, bien que maîtrisé dans de nombreux pays, reste souvent inaccessible pour les familles togolaises les plus modestes.
Afin de lever les fonds nécessaires à la réussite de cette opération, les Foulées Solidaires de l’Espoir (FSE) auront lieu le vendredi 31 mai au stade de Kégué à Lomé. Il s’agit d’une course ouverte à tous, dont chaque inscription et chaque don viendront financer les interventions chirurgicales prévues.
Au-delà du sport, cet événement se veut un acte de solidarité concrète. Chaque pas couru symbolisera une avancée vers la guérison pour un enfant.
Outre les interventions chirurgicales, La Chaîne de l’Espoir déploie régulièrement des actions de médecine foraine, distribue des moustiquaires et sensibilise les populations aux soins de santé primaires.
Plus d’une semaine après la détection du tout premier cas, la variole simienne (Mpox) progresse au Togo.

Plus d’une semaine après la détection du tout premier cas, la variole simienne (Mpox) progresse au Togo.
À ce jour, sept cas ont été officiellement confirmés, tous localisés dans la capitale, tandis que plus de 55 personnes identifiées comme cas contacts sont actuellement sous surveillance.
Selon les autorités sanitaires, la majorité de ces cas contacts sont localisés, isolés à domicile et suivis de près. La prise en charge des patients est assurée gratuitement par l’État, dans le cadre d’un dispositif de riposte inspiré des enseignements tirés de la gestion de la pandémie de Covid-19.
« Nous sommes à pied d’œuvre pour que l’issue soit favorable. Le but est d’éviter un scénario comparable à celui du Covid-19. Plus tôt les cas sont détectés et pris en charge, plus vite on casse la chaîne de transmission », a déclaré le Professeur Sika Dossim, coordonnatrice adjointe de la cellule de riposte.
Spécialiste en bactériologie-virologie, Mme Dossim est cheffe du service de laboratoire de biologie médicale au CHU Kara et responsable du département des sciences fondamentales et biologiques à l’Université de Kara. Elle souligne l’importance de la vigilance et de la réactivité des populations, qui n’hésitent plus à consulter à la moindre alerte.
La variole simienne, une maladie virale réémergente, se transmet facilement d’une personne à une autre. Elle se manifeste par de la fièvre, des courbatures, une fatigue intense, des symptômes grippaux et l’apparition de vésicules (boutons) sur la peau, notamment au niveau des zones génitales et anales.
Les autorités estiment que la proximité géographique avec des pays voisins comme le Ghana et le Bénin — où des cas ont été signalés fin 2024 — pourrait expliquer l’introduction du virus au Togo.
Grâce aux infrastructures et aux compétences consolidées durant la crise du Covid-19, le pays est désormais mieux préparé pour faire face à ce type de menace sanitaire. Toutefois, la vigilance reste de mise. La cellule de riposte appelle à un strict respect des mesures d’hygiène et à signaler tout symptôme suspect pour une détection et une intervention rapide.
Les hépatites virales chroniques, notamment les types B et C, continuent de faire des ravages au Togo, touchant particulièrement les jeunes adultes.

Les hépatites virales chroniques, notamment les types B et C, continuent de faire des ravages au Togo, touchant particulièrement les jeunes adultes.
Selon les données du ministère de la Santé, la prévalence peut atteindre 16 % chez les personnes âgées de 18 à 35 ans, une statistique alarmante pour les professionnels de santé.
Ces infections sont qualifiées de "tueurs silencieux" car elles évoluent souvent sans symptôme apparent, jusqu’à ce qu’elles atteignent un stade avancé, provoquant des complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie. La plupart des diagnostics sont posés à un stade tardif, rendant la prise en charge plus complexe et moins efficace.
Pour le professeur Aklesso Bagny, président de la Société togolaise d’hépato-gastroentérologie, d’entérologie et d’endoscopie digestive (SOTOHGEED), la méconnaissance du grand public face aux hépatites chroniques aggrave la situation :
Les spécialistes insistent sur l’importance du dépistage précoce et de l’éducation à la santé, afin de freiner la progression silencieuse de ces maladies virales dans la population.
Face à cette urgence de santé publique, les membres de la SOTOHGEED sont réunis depuis jeudi à Lomé. Objectif : partager les bonnes pratiques cliniques, échanger sur les difficultés rencontrées dans leurs pays respectifs et proposer des recommandations concrètes.
‘Nous espérons sortir de cette rencontre avec des perspectives solides pour améliorer la prise en charge des hépatites chroniques en Afrique francophone’, a indiqué le professeur Bagny.
L’un des principaux défis reste la pénurie de spécialistes. Le Togo ne compte actuellement qu’une douzaine d’hépato-gastroentérologues pour une population de plus de 8 millions d’habitants. Toutefois, des efforts notables ont été entrepris avec la création d’un programme de formation à la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé.
Trois promotions sont déjà sorties de cette école, permettant le déploiement de spécialistes dans plusieurs régions. Le pays compte désormais des hépato-gastroentérologues à Dapaong, Kara, et des professionnels sont en cours d’affectation à Atakpamé et Notsè.
Les hépatites chroniques sont des inflammations persistantes du foie, généralement causées par les virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC). Elles peuvent évoluer silencieusement pendant des années avant de se manifester par des complications graves.

Face à la montée inquiétante des cas de Mpox à Lomé (8 confirmés), les autorités sanitaires ont déclenché une vigilance épidémiologique renforcée.

Face à la montée inquiétante des cas de Mpox à Lomé (8 confirmés), les autorités sanitaires ont déclenché une vigilance épidémiologique renforcée.
Cette riposte s’articule autour de trois axes principaux : la surveillance, la mobilisation communautaire et la prise en charge ciblée des cas.
Le Mpox, anciennement appelé variole du singe (monkeypox), est une maladie virale zoonotique proche de la variole humaine, aujourd’hui éradiquée. Elle se transmet principalement par contact physique étroit, notamment à travers les lésions cutanées, les fluides corporels, ou encore les objets contaminés.
La maladie touche de façon plus grave les personnes immunodéprimées, et peut provoquer des éruptions cutanées, de la fièvre, des douleurs musculaires, et des complications dans certains cas.
Depuis la confirmation des premiers cas début mai, les autorités sanitaires ont activé un dispositif d'urgence incluant :
des campagnes de sensibilisation sur les symptômes et les gestes barrières (hygiène rigoureuse, isolement des cas, alerte précoce), le renforcement de la surveillance épidémiologique pour détecter et contenir les foyers d'infection, la prise en charge médicale adaptée des patients dans les centres de santé habilités. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une approche basée sur la responsabilité individuelle, notamment en matière d’hygiène, de signalement rapide des cas suspects et d’évitement des contacts à risque.
Les autorités togolaises insistent sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes atteintes, afin de faciliter la détection précoce et l'accès aux soins. La mobilisation communautaire est jugée essentielle pour briser les chaînes de transmission et éviter une propagation silencieuse.
Le ministère de la Santé appelle à une vigilance accrue, surtout dans les zones à forte densité, et encourage les citoyens à consulter rapidement en cas d’apparition de symptômes inhabituels.
Les chiffres publiés par l’OOAS (Organisation ouest-africaine de la santé) sont éloquents : la densité moyenne de professionnels de santé dans la région s’élève à seulement 0,73 pour 1 000 habitants, loin du seuil minimum recommandé de 2,28 pour 1 000.

Les chiffres publiés par l’OOAS (Organisation ouest-africaine de la santé) sont éloquents : la densité moyenne de professionnels de santé dans la région s’élève à seulement 0,73 pour 1 000 habitants, loin du seuil minimum recommandé de 2,28 pour 1 000.
Avec une population de plus de 430 millions d’habitants, la Cédéao devrait disposer d’environ 2 200 épidémiologistes de terrain pour répondre aux normes du Règlement Sanitaire International (RSI) et du Programme de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHSA).
Pourtant, la région n’atteint que 35 % de cet objectif, un écart qui souligne l’urgence d’investir dans la formation et la rétention des agents de santé.
« Les défis liés aux professions de santé, à la formulation des politiques, à la pertinence des programmes de formation, au développement professionnel continu, aux conflits interprofessionnels et à la fidélisation du personnel continuent d’entraver les progrès », a déclaré le Dr Melchior Athanase Aïssi, directeur général de l’OOAS, lors d’une réunion qui a débuté lundi à Lomé.
Malgré des efforts dans certains États membres pour optimiser l’utilisation des ressources humaines, la mise en œuvre reste lente et les résultats inégaux.
Face à ce constat, la Cécéao a adopté plusieurs initiatives pour combler le déficit. Parmi celles-ci figure un plan régional visant à motiver et retenir les agents de santé, notamment dans les zones rurales et les régions difficiles d’accès. L’OOAS a également lancé le programme « Engagement des Experts Médicaux de la Diaspora (E-MED) », qui mobilise des professionnels de la diaspora pour renforcer les capacités à court et moyen terme, former les agents locaux et jouer un rôle de mentorat.
D’autres mesures incluent un soutien financier aux États membres pour harmoniser les curricula de formation, l’octroi de bourses pour des spécialités en pénurie, ainsi que l’élaboration de manuels standardisés pour la formation des agents de santé communautaires et des formateurs. Un plan de formation régional a également été conçu pour assurer une mise en œuvre cohérente de ces curricula à travers la région.
Lomé, Carrefour des Solutions
La concertation de Lomé se concentre sur la révision et l’harmonisation du Programme de Formation en Épidémiologie de Terrain (FETP) en Afrique de l’Ouest.
Ce programme, essentiel pour former des épidémiologistes capables de répondre aux crises sanitaires, vise à renforcer les capacités de surveillance et de réponse aux épidémies. Les discussions réunissent des experts, des décideurs politiques et des partenaires internationaux pour finaliser un cadre commun qui garantira une formation de qualité et adaptée aux besoins de la région.
La pénurie d’agents de santé en Afrique de l’Ouest est un obstacle majeur à l’amélioration des indicateurs sanitaires et à la résilience face aux crises comme les épidémies.
Les 12 et 13 juin prochains, Lomé sera le centre névralgique de la lutte contre deux pathologies majeures de santé publique : l’hypertension artérielle et la maladie thromboembolique veineuse.

Les 12 et 13 juin prochains, Lomé sera le centre névralgique de la lutte contre deux pathologies majeures de santé publique : l’hypertension artérielle et la maladie thromboembolique veineuse.
À l’initiative de la Société de Cardiologie du Togo (SOCART), un congrès scientifique de haut niveau réunira médecins, chercheurs, spécialistes en cardiologie, néphrologie, santé publique et autres professionnels du secteur.
Ce rendez-vous vise à dresser un état des lieux de la prévalence, des pratiques cliniques et des défis liés à la prise en charge de ces deux affections. L’hypertension artérielle, souvent silencieuse, est un facteur de risque majeur d’accidents cardiovasculaires. La thrombose veineuse, quant à elle, peut déboucher sur des complications sévères comme l’embolie pulmonaire. Leur impact sur les populations togolaises justifie pleinement une telle mobilisation du corps médical.
Le programme scientifique du congrès promet d’être dense et ciblé.
Parmi les sujets abordés : l'utilisation des seringues électriques et des moniteurs multiparamétriques, ou encore la lecture de l’ECG en situation d’urgence. Les participants passeront également en revue les nouvelles recommandations européennes 2024 sur la gestion de l’hypertension non compliquée, ainsi que les approches multidisciplinaires en cas d’hypertension maligne.
Des symposiums animés par des laboratoires pharmaceutiques de renom viendront enrichir les discussions. Des ateliers pratiques seront consacrés à la réanimation cardiopulmonaire de base et à l’usage du défibrillateur, avec un objectif clair : renforcer les compétences de terrain.
Les sessions cliniques permettront d’approfondir les dimensions épidémiologiques et diagnostiques des maladies ciblées. Des cas spécifiques, tels que l’hypertension chez les personnes vivant avec le VIH, seront également traités.
Le congrès accordera une attention particulière aux groupes à risque : femmes enceintes, personnes âgées, patients atteints de cancer ou d’insuffisance rénale. Les spécialistes discuteront des stratégies de prévention, des protocoles thérapeutiques actualisés et des meilleures pratiques de suivi.
À travers ce congrès, la SOCART entend créer un espace de réflexion, de mise à jour scientifique et de renforcement de capacité pour les professionnels de santé. L’enjeu est de taille : améliorer durablement la qualité de la prise en charge des maladies cardiovasculaires au Togo et faire reculer leur impact sur la population.
Quatre ans après son lancement, le programme Wezou — qui signifie « souffle de vie » en kabyè — s’impose comme une initiative majeure de santé publique.

Quatre ans après son lancement, le programme Wezou — qui signifie « souffle de vie » en kabyè — s’impose comme une initiative majeure de santé publique.
Porté par les autorités dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, ce programme vise à garantir un accès équitable aux soins pour les femmes enceintes.
Depuis sa mise en œuvre, plus de 3,2 millions de prestations médicales ont été enregistrées. À fin septembre 2024, 633 426 femmes ont bénéficié du programme, avec 366 245 accouchements pris en charge, dont une majorité par césarienne.
En 2024, 93 % des femmes nécessitant une césarienne ont été prises en charge dans le cadre de Wezou, un taux que les autorités souhaitent élever à 94 % d’ici la fin 2025.
Autre indicateur de performance : 68 % des femmes enceintes ont reçu les trois doses de traitement préventif intermittent (TPI) contre le paludisme, avec une ambition d’atteindre 70 % en 2025.
Wezou propose une prise en charge gratuite et systématique dès la confirmation de grossesse. Le programme couvre l’ensemble des soins essentiels : consultations prénatales, accouchements, césariennes, soins postnatals, échographies, analyses biologiques (groupage rhésus, NFS), et fournit également un carnet mère-enfant ainsi qu’un kit d’enrôlement.
Vers une couverture sanitaire universelle
L’ambition de Wezou dépasse la seule réduction de la mortalité maternelle et infantile : il s’inscrit dans le processus de mise en place d’une couverture sanitaire universelle. En allégeant le fardeau financier des soins pour les ménages, le programme agit directement sur les déterminants sociaux de la santé.
Pour les autorités sanitaires, Wezou est plus qu’un dispositif médical : c’est un levier de justice sociale, garantissant à chaque femme togolaise la possibilité de vivre sa maternité dans la dignité et la sécurité. Le message est clair : au Togo, chaque naissance doit être une chance, jamais un risque.
La cataracte reste l’une des principales causes de cécité, touchant particulièrement les personnes âgées et les populations vulnérables. Face à cette urgence sanitaire silencieuse, une campagne de dépistage et de chirurgie gratuite a été lancée cette semaine à Kpalimé et ses environs, avec le soutien de la Banque islamique de développement (BID).

La cataracte reste l’une des principales causes de cécité, touchant particulièrement les personnes âgées et les populations vulnérables. Face à cette urgence sanitaire silencieuse, une campagne de dépistage et de chirurgie gratuite a été lancée cette semaine à Kpalimé et ses environs, avec le soutien de la Banque islamique de développement (BID).
Selon les données de la dernière enquête nationale sur les déficiences visuelles, 40,8 % des Togolais de plus de 50 ans souffrent d’une déficience visuelle bilatérale. La cataracte représente 61,7 % des cas de cécité bilatérale dans le sud du pays et 66,5 % dans le nord.
La campagne, coordonnée par le Programme national de santé oculaire (PNSO), bénéficie de l'appui technique d’équipes médicales spécialisées. Elle vise les populations défavorisées vivant dans des zones rurales mal desservies, où l’accès aux soins ophtalmologiques reste très limité.
Des centaines de consultations et d’interventions chirurgicales gratuites sont prévues au cours de cette opération, permettant à des personnes affectées depuis des années de retrouver la vue, souvent pour la première fois depuis longtemps.
Cette initiative vise à restaurer la vue et améliorer la qualité de vie des bénéficiaires, notamment dans les communautés rurales oubliées par les structures classiques de santé.
Elle s’inscrit dans une série d’actions pour réduire la cécité évitable au Togo, en phase avec les Objectifs de développement durable (ODD), notamment ceux liés à la santé, à la lutte contre les
Les autorités sanitaires sont en état d’alerte depuis la découverte, samedi 3 mai, d’une importante quantité de poissons morts dans le bassin de rétention des eaux pluviales de Todman, à Lomé.

Les autorités sanitaires sont en état d’alerte depuis la découverte, samedi 3 mai, d’une importante quantité de poissons morts dans le bassin de rétention des eaux pluviales de Todman, à Lomé.
L’incident, signalé aux équipes techniques du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a immédiatement déclenché une opération conjointe avec d’autres services compétents.
Les poissons ont été ramassés et incinérés pour éviter tout risque de consommation. Un cordon de sécurité a été mis en place autour du site afin d’empêcher les populations de récupérer ces poissons potentiellement toxiques.
Des prélèvements ont été effectués sur les poissons et l’eau du bassin pour des analyses toxicologiques et chimiques. L’objectif est de déterminer les causes exactes de cette mortalité massive : pollution de l’eau, contamination chimique ou autre facteur environnemental.
En attendant les résultats, le gouvernement met en garde la population contre toute consommation de poissons de provenance douteuse, notamment ceux pouvant être issus de circuits non contrôlés.
Le ministère rappelle les risques sanitaires liés à la consommation de poissons contaminés : vomissements, coliques, diarrhées, voire empoisonnements graves.
Il appelle à la vigilance citoyenne et exhorte à respecter strictement les consignes de sécurité sanitaire pour prévenir tout danger pour la santé publique.
Les autorités assurent suivre la situation de près et s’engagent à tenir la population informée des suites de l’enquête.
Le Togo poursuit ses efforts dans la lutte contre le VIH/SIDA avec une priorité donnée à l’élargissement de l’accès aux traitements antirétroviraux (ARV).

Le Togo poursuit ses efforts dans la lutte contre le VIH/SIDA avec une priorité donnée à l’élargissement de l’accès aux traitements antirétroviraux (ARV).
En 2024, ce sont 94 820 personnes vivant avec le VIH qui ont bénéficié d’un suivi thérapeutique, selon les données communiquées par les autorités sanitaires.
Sans surprise, le Grand Lomé concentre la majorité des bénéficiaires, avec 51 915 personnes sous traitement. Suivent la région maritime (18 034) et la région des Plateaux (10 118). Les autres régions affichent des chiffres plus modestes : 6 938 bénéficiaires dans la Kara, 5 168 dans la Centrale et 2 647 dans la région des Savanes.
Cette répartition géographique met en lumière une disparité d’accès aux soins entre la capitale et l’intérieur du pays, un défi auquel le gouvernement entend répondre en rapprochant les services de santé des populations rurales et en renforçant les dispositifs de prise en charge.
Les projections pour 2025 sont en hausse. Le nombre de personnes sous ARV devrait passer à 98 336, soit 3 516 nouveaux bénéficiaires par rapport à 2024. Le Grand Lomé resterait en tête, avec un objectif de 54 321 personnes prises en charge, contre 2 655 attendues dans les Savanes.
À l’échelle nationale, la prévalence du VIH reste relativement contenue à 1,6%, représentant environ 105 000 personnes vivant avec le virus. Ce taux reste stable, et les progrès sont notables : entre 2010 et 2023, les décès liés au VIH ont chuté de 63%, tandis que les nouvelles infections ont diminué de 65%, selon les données officielles.
Des résultats encourageants, mais des efforts à poursuivre
Ces chiffres traduisent un engagement fort des autorités togolaises et de leurs partenaires dans la lutte contre le VIH/Sida. La baisse significative des décès et des infections témoigne d’une stratégie de santé publique efficace, mais il reste des défis : renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées, et continuer à lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH.
À l’heure où le Togo s’inscrit dans une dynamique de santé pour tous, ces efforts renforcent l’espoir d’une génération sans Sida à l’horizon 2030.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du Togo et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) du Mali ont signé vendredi à Lomé un accord de collaboration axé sur la reddition des comptes entre les deux institutions.

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du Togo et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) du Mali ont signé vendredi à Lomé un accord de collaboration axé sur la reddition des comptes entre les deux institutions.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté commune de renforcer les mécanismes de protection sociale pour les ressortissants togolais et maliens vivant dans les deux pays.
Selon la CNSS, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération inter-États en matière de sécurité sociale.
Elle vise notamment à harmoniser les pratiques administratives, à faciliter le traitement des dossiers transfrontaliers et à garantir une protection sociale équitable et efficace aux travailleurs migrants.
La nécessité d’une telle coopération repose sur plusieurs enjeux fondamentaux. D’abord, elle permet d’éviter les ruptures de droits pour les assurés qui changent de pays, en assurant la continuité de leur couverture sociale.
Ensuite, elle facilite l’échange d’informations entre les organismes, rendant possible un suivi rigoureux des cotisations et des prestations.
Enfin, elle répond à une exigence de transparence et de responsabilité dans la gestion des fonds sociaux, en favorisant la reddition des comptes dans un cadre bilatéral.
À ce jour, plus de 1 900 Togolais vivant au Mali sont immatriculés auprès de l’INPS, tandis que de nombreux ressortissants maliens résidant au Togo sont affiliés à la CNSS.
Cette collaboration permettra un meilleur suivi des prestations sociales, un partage d’informations plus fluide et une gestion plus rigoureuse des droits des assurés.
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(Togo Officiel) - Après Mô (Région Centrale), la ville de Dapaong accueille à son tour, une campagne de vaccination contre la rougeole. L’initiative s'inscrit dans le cadre des efforts déployés pour renforcer l’immunisation des enfants face à cette maladie hautement contagieuse.
Organisée en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’opération cible les enfants de 9 mois à 14 ans, considérés comme les plus vulnérables. Des équipes mobiles sont déployées dans les centres de santé pour assurer une couverture vaccinale optimale.
Pour rappel, la rougeole est une maladie infectieuse qui se manifeste très souvent par une forte fièvre, un écoulement nasal, des yeux rouges et une éruption cutanée.
