
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) renforce son soutien à l’Assemblée nationale.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) renforce son soutien à l’Assemblée nationale.
Grâce à un appui technique et financier, des hauts cadres de l’administration parlementaire bénéficient actuellement d’un programme de formation axé sur l’amélioration des pratiques législatives. L’objectif est de professionnaliser l’accompagnement des élus.
« Ce nouvel appui du PNUD vise à promouvoir la gouvernance démocratique et le développement des compétences techniques dans le cadre d’un modèle de coopération fructueuse qui se consolide au fil des années », a expliqué Epiphanie Meteteiton Houmey Eklu-Koevanu, responsable de l’unité gouvernance du PNUD.
Le programme met l’accent sur la qualité de la rédaction législative, la rigueur juridique, et la structuration des textes de loi. Un appui essentiel dans un contexte où l’Assemblée nationale joue un rôle central, tant dans l’élaboration des lois que dans le contrôle de l’action gouvernementale.
« Une bonne loi commence par une bonne technique d’écriture, une structuration logique, et une conformité aux principes juridiques fondamentaux », a rappelé Kissao Tchourou, représentant du président de l’Assemblée nationale.
La campagne pour les élections municipales du 17 juillet s’ouvrira le 1er juillet pour s’achever le 15 juillet.

La campagne pour les élections municipales du 17 juillet s’ouvrira le 1er juillet pour s’achever le 15 juillet.
Conformément au code électoral, les forces de défense et de sécurité voteront par anticipation le 14 juillet.
Pendant deux semaines, partis politiques, listes indépendantes et candidats mèneront campagne auprès des électeurs pour exposer leurs projets de société.
Les médias ont signé un code de bonne conduite avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). Objectif : garantir une couverture électorale professionnelle, équilibrée et respectueuse des règles éthiques et déontologiques.
Quatre partis d’opposition – le Parti démocratique panafricain (PDP), le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), la Convergence patriotique panafricain (CPP) et le Mouvement des républicains centristes (MRC) – ont formé une alliance électorale nommée « Togo d’abord ».

Quatre partis d’opposition – le Parti démocratique panafricain (PDP), le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), la Convergence patriotique panafricain (CPP) et le Mouvement des républicains centristes (MRC) – ont formé une alliance électorale nommée « Togo d’abord ».
Ce regroupement vise à défier le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), lors des prochaines élections municipales.
Selon Innocent Kagbara, président du PDP, cette coalition est une réponse aux défis actuels et à l’échec de l’opposition lors des dernières élections législatives et régionales, où UNIR a remporté 108 des 113 sièges à l’Assemblée nationale et 137 des 179 sièges régionaux.
« L’addition des savoir-faire individuels est source de prospérité pour notre pays. L’urgence le justifie », a déclaré M. Kagbara, soulignant la nécessité d’unir les forces pour éviter les erreurs du passé.
« Togo d’abord » ambitionne de devenir un acteur majeur pour les municipales.
« Pour affronter UNIR, il faut être pragmatique, ratisser large et proposer des alternatives nouvelles », a ajouté M. Kagbara.
« Avec l’esprit d’ouverture et de dialogue de la 5ème République, nous pouvons résoudre les problèmes sociaux, les carences institutionnelles et les défis économiques », a conclu le président du PDP.
L’Alliance nationale pour le changement (ANC), parti d’opposition dirigé par Jean-Pierre Fabre, a exprimé lundi son désaccord face aux tentatives de mobilisation survenues en fin de semaine à Lomé à l’appel de certains influenceurs actifs sur les réseaux sociaux.

L’Alliance nationale pour le changement (ANC), parti d’opposition dirigé par Jean-Pierre Fabre, a exprimé lundi son désaccord face aux tentatives de mobilisation survenues en fin de semaine à Lomé à l’appel de certains influenceurs actifs sur les réseaux sociaux.
Des rassemblements sans véritable encadrement, qui n’ont suscité qu’un impact limité sur le terrain, mais qui révèlent les effets inquiétants d’une mobilisation numérique désorganisée.
Pour Éric Dupuy, porte-parole de l’ANC, cette agitation digitale est « dommageable » à plus d’un titre. « Si l’initiative avait été portée en coordination avec les partis politiques, elle aurait été mieux structurée et probablement plus suivie. Mais là, les jeunes de nos partis, pourtant concernés, ne pouvaient se joindre à un mouvement sans structure, sans responsabilité et sans vision claire », a-t-il expliqué.
Les actions appelées sur les plateformes comme TikTok, X (anciennement Twitter) ou WhatsApp n'ont pas trouvé d’écho significatif dans la rue. Malgré une forte activité numérique en amont, les mobilisations ont fait « flop ».
Plusieurs voix dans l’opposition ont également critiqué cette méthode de mobilisation qualifiée de « sauvage », dénonçant l’absence de leadership assumé, l’anonymat des organisateurs et le manque de concertation avec les structures politiques.
Ces événements illustrent une problématique de plus en plus visible : l’illusion d’un soutien massif sur les réseaux sociaux ne se traduit pas toujours par une mobilisation concrète. Pire, cela peut desservir les causes défendues en créant de fausses attentes, en semant la confusion et en alimentant des tensions sans résultats tangibles.
L’ANC, à l’instar d’autres formations, plaide pour un retour à l’action politique structurée, avec des canaux de mobilisation clairs, responsables et efficaces.
Ce nouveau raté pourrait servir de leçon. Si les réseaux sociaux restent des outils puissants d’information et de sensibilisation, leur efficacité dépend largement de leur ancrage dans des dynamiques réelles, pilotées avec méthode et transparence.

À la veille de la manifestation annoncée pour le 6 juin 2025 à Akassimé (Lomé), des voix s’élèvent au sein de l’opposition togolaise pour dénoncer une tentative d’amalgame et de récupération politique.
L’appel à manifester, lancé par des activistes sur les réseaux sociaux et certains opposants, visait à protester contre le réajustement des tarifs d’électricité et l’interpellation du chanteur Aamron.
Mais plusieurs formations politiques, dont certaines citées comme signataires du communiqué de soutien à la manifestation, rejettent toute implication.
La Convergence des Forces Démocratiques pour un Togo Nouveau (CFDTN), qui regroupe divers partis, apparaît divisée. Brigitte Adjamagbo Johnson, députée à l’Assemblée nationale et secrétaire générale de la CDPA, a tenu à clarifier la position de son parti :
« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette manœuvre grossière et malhonnête, qui cherche à nous associer à une action dont nous ne sommes ni les initiateurs ni les partenaires. »
Même réaction du côté de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), dont le président Adrien Béléki Akouété affirme n’avoir jamais été informé de l’appel.
« C'est avec une grande surprise et une déroutante incompréhension que nous avons découvert le nom de notre parti parmi les signataires d’un communiqué daté du 4 juin. Nous n’avons été ni approchés, ni consultés. »
Le Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD) de Me Tchassona Traoré dénonce également l’usage abusif de son nom dans cette initiative.
Ces prises de position révèlent un climat de confusion et de tensions internes au sein de l’opposition togolaise, sur fond de désaccord stratégique autour des mobilisations citoyennes. Elles soulignent aussi les limites de la coordination politique à l’approche de mouvements contestataires.
Trois universitaires togolais regroupés dans un creuset appelé « Nouveau Contrat Social » ont dressé un bilan à charge des trente premiers jours de la 5e République.

Trois universitaires togolais regroupés dans un creuset appelé « Nouveau Contrat Social » ont dressé un bilan à charge des trente premiers jours de la 5e République.
Leurs critiques ciblent principalement la mise en place des nouvelles institutions, l’absence d’un nouveau gouvernement ou encore la concentration des pouvoirs dans les mains du président du Conseil.
Mais derrière le vernis académique, leur démarche interpelle. Que valent ces analyses répétées dans les médias, sans fondement juridique clair, sinon alimenter une défiance politique sans proposer d'alternative réaliste ? Surtout quand elles se basent sur des impressions et formules chocs du type « monarchie inédite » ou « République mort-née ».
Ce mélange d’activisme et d’expertise autoproclamée entretient une confusion regrettable. Car à force de se substituer aux contre-pouvoirs institutionnels par voie de conférence de presse, ces intellectuels court-circuitent le débat démocratique et renforcent la polarisation. Critiquer, oui. Mais construire, proposer et débattre avec rigueur serait autrement plus utile au pays.
Le processus électoral en vue des élections municipales du17 juillet prochain vient de franchir une étape clé avec la clôture officielle du dépôt des candidatures. Cette phase révèle une opposition dispersée, marquée par l'absence d'alliances électorales structurées entre les principales formations.

Le processus électoral en vue des élections municipales du17 juillet prochain vient de franchir une étape clé avec la clôture officielle du dépôt des candidatures. Cette phase révèle une opposition dispersée, marquée par l'absence d'alliances électorales structurées entre les principales formations.
Malgré des discussions de dernière minute, aucun des grands partis d’opposition — notamment l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), les Forces Démocratiques pour la République (FDR), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), ou encore le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) — n’est parvenu à constituer de listes communes à l’échelle nationale.
Seuls deux partis, l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) et le Nouvel Engagement Togolais (NET), ont réussi à déposer des candidatures conjointes dans certaines circonscriptions.
Selon Me Paul Dodji Apevon, président des FDR, son parti avait envisagé une alliance électorale avec l’ANC de Jean-Pierre Fabre. Mais le manque de temps a empêché sa concrétisation.
"On aurait pu faire des listes communes avec l'ANC, ce qui nous aurait permis d’être plus présents sur le territoire national. Mais au moment où l’idée a été lancée, il était déjà trop tard pour l’organiser correctement," a-t-il déclaré mercredi à la sortie d'une réunion de son parti.
Autre constat : aucun parti d’opposition n’a réussi à couvrir les 117 communes du pays. Cela pourrait réduire leur capacité à influencer significativement le paysage politique local à l’issue du scrutin.
La fragmentation de l’opposition laisse entrevoir une campagne électorale plus individualisée que concertée, limitant les chances de victoire face à des adversaires potentiellement mieux organisés.
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a reçu mercredi les résultats d’analyse de l’encre indélébile devant être utilisée lors des élections municipales prévues pour le 17 juillet prochain.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a reçu mercredi les résultats d’analyse de l’encre indélébile devant être utilisée lors des élections municipales prévues pour le 17 juillet prochain.
Les tests ont été réalisés par le laboratoire d’hydrologie appliquée de l’Université de Lomé, en présence des membres de la Céni Les résultats confirment la conformité totale de l’encre aux critères d’indélébilité exigés pour les scrutins électoraux.
Cette démarche s’inscrit dans les efforts continus de la Commission électorale pour garantir la transparence, l’intégrité et la crédibilité du processus électoral.
L’ANC (Alliance nationale pour le changement), dirigé par Jean-Pierre Fabre, semble avoir trouvé une nouvelle spécialité politique : le « parlementarisme sans fauteuil ».

L’ANC (Alliance nationale pour le changement), dirigé par Jean-Pierre Fabre, semble avoir trouvé une nouvelle spécialité politique : le « parlementarisme sans fauteuil ».
Plus d’un an après avoir claqué la porte de l’Assemblée nationale – façon grand geste dramatique –, le parti revient tambour battant pour réclamer... son droit à continuer à ne pas y siéger. Mais avec statut parlementaire, s’il vous plaît.
C’est lors d’un point de presse, mercredi, que le porte-parole du parti, Éric Dupuy, a pris la parole pour rétablir une vérité toute relative : « Ce n’est pas parce que notre député ne siège pas que nous ne sommes plus parlementaires. Il a été élu, il n’a pas démissionné, donc on reste dans le jeu... même si on ne joue pas. »
Logique imparable ? Pas pour tout le monde. Car pendant que l’ANC revendique son fauteuil déserté, la recomposition de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) se prépare. Et dans cette danse des représentants, seuls les partis extraparlementaires sont invités à soumettre des noms. Mais l’ANC refuse cette case. Parce que non, fuir l’hémicycle ne fait pas perdre son étiquette. Enfin, selon l’ANC.
Autre grand champion du siège fantôme : Paul Dodji Apévon du FDR, dont la chaise reste elle aussi vide à l’Assemblée, au nom d’un désaccord de principe. Ou de mobilier.
L’ANC, dans un élan d’accusation bien huilée, reproche au pouvoir de n’avoir rien fait pour combler ces absences : « Il fallait organiser des élections partielles ! » On ne saura jamais si cela aurait suffi à ramener les élus fuyards dans leurs bureaux climatisés.
En résumé : l’ANC refuse de siéger, mais tient à rester compté comme présent. Et surtout à participer aux grands rendez-vous politiques. Une manière inédite de faire de la politique sans la faire. Un peu comme revendiquer son ticket pour un match auquel on a refusé d’assister, mais où l’on réclame tout de même le droit de commenter l’arbitrage.
La démocratie togolaise a décidément de beaux jours devant elle. Même les absents ont toujours raison. Ou du moins, une très bonne excuse.
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé dimanche l’extension du délai de dépôt des dossiers de candidature pour les élections municipales du 17 juillet.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé dimanche l’extension du délai de dépôt des dossiers de candidature pour les élections municipales du 17 juillet.
Dans un communiqué, la Céni évoque des « contraintes techniques » pour justifier cette prorogation, sans plus de précisions.
Le scrutin du 17 juillet marquera une nouvelle étape du processus de décentralisation lancé en 2019.
À cette occasion, les Togolais éliront 1527 conseillers municipaux dans les 117 communes.
Ces élus auront pour mission de poursuivre l’ancrage de la gouvernance locale et de relayer, au plus près des populations, les politiques publiques.
À l’approche des élections municipales prévues pour le 10 juillet prochain, la Cour suprême , et plus précisément sa chambre administrative, s’apprête à jouer un rôle central dans le déroulement du processus électoral. Selon les dispositions du code électoral, cette institution est la seule habilitée à trancher les litiges liés au scrutin.

À l’approche des élections municipales prévues pour le 10 juillet prochain, la Cour suprême , et plus précisément sa chambre administrative, s’apprête à jouer un rôle central dans le déroulement du processus électoral. Selon les dispositions du code électoral, cette institution est la seule habilitée à trancher les litiges liés au scrutin.
Son champ d’action est large : validation des candidatures, arbitrage des contestations durant la campagne ou le jour du vote, examen des recours après l’annonce des résultats provisoires et, in fine, proclamation des résultats définitifs.
Un premier contentieux a d’ores et déjà été tranché. Il portait sur la validité du certificat de nationalité exigé par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Alors que celle-ci réclamait le duplicata du nouveau format, de nombreuses formations politiques ont exprimé leur désaccord, rappelant que l’ancien modèle n’a jamais été formellement abrogé.
Saisie de la question, la Cour a rendu une décision le 15 mai dernier autorisant l’usage de l’ancien certificat de nationalité, mettant ainsi fin à la polémique.
Mais les enjeux sont loin d’être terminés. Consciente de l’ampleur de la tâche, la chambre administrative est réunie depuis mardi à Kpalimé pour une retraite de trois jours.
Objectif : renforcer les capacités des magistrats face aux contentieux électoraux à venir. Il s’agit également de parvenir à une lecture uniforme du code électoral et de concevoir un guide de gestion spécifique aux contentieux des municipales.
« Toute élection peut être source de contestation. Le rôle du juge, fondé sur la loi, est alors essentiel. Encore faut-il que ce dernier maîtrise parfaitement les textes », a souligné Badjona Samta, président par intérim de la chambre administrative.
Dans un climat politique souvent tendu et où chaque étape du processus peut devenir source de frictions, l’implication et la préparation rigoureuse des juges de la Cour suprême apparaissent comme une garantie essentielle pour un scrutin crédible, équitable et pacifié.
La dernière sortie de la Conférence des évêques du Togo (CET), lundi, a suscité de nombreuses interrogations quant à la place et au rôle de l’Église dans la vie publique.

La dernière sortie de la Conférence des évêques du Togo (CET), lundi, a suscité de nombreuses interrogations quant à la place et au rôle de l’Église dans la vie publique.
S’exprimant une nouvelle fois sur la situation politique du pays, les prélats ont critiqué la réforme constitutionnelle et la gouvernance actuelle, s’éloignant de plus en plus de leur vocation première : guider les fidèles sur le chemin de la foi.
Depuis plusieurs mois, la CET semble s’être muée en acteur politique de premier plan, prenant régulièrement position sur les grandes décisions du gouvernement. Ce faisant, elle dépasse largement le cadre spirituel et pastoral qui est censé être le sien. À force de prises de position critiques et souvent partiales, les évêques risquent d’alimenter la division nationale qu’ils prétendent pourtant combattre.
Leur dernière déclaration en est une parfaite illustration. Présentée comme une mise en garde contre les « dangers » de la nouvelle Constitution, elle se transforme rapidement en réquisitoire contre les institutions de la République. Est-ce vraiment le rôle des évêques que de juger du calendrier parlementaire ou de la légitimité d’un texte adopté dans le respect des procédures légales ? Certainement pas.
Le message, au lieu d’unir ou d’apaiser, accentue les clivages. En appelant à un « dialogue sincère », tout en accusant le pouvoir de mépriser le peuple, la CET emprunte un ton politique, voire militant. Cette posture nourrit un soupçon de confusion entre foi et idéologie.
L’Église a évidemment son mot à dire sur les grandes valeurs humaines – justice, solidarité, paix – mais elle doit s’exprimer avec neutralité et sagesse. Les accusations à peine voilées, les menaces à demi-mot sur « l’explosion » possible des frustrations populaires, relèvent davantage d’un discours politique que d’un appel spirituel.
Le Togo a besoin d’institutions religieuses fortes, mais ancrées dans leur mission : accompagner, éduquer à la paix, soutenir les plus vulnérables. En s’érigeant en contre-pouvoir, la CET prend le risque de perdre sa crédibilité auprès de nombreux fidèles, qui attendent d’elle des paroles de réconciliation, pas de confrontation.
Il est temps que l’Église se recentre sur l’essentiel et laisse la politique aux politiques. La foi n’a rien à gagner dans les querelles partisanes.
À l’approche des élections municipales prévues pour le 10 juillet prochain, une nouvelle session du Cadre Permanent de Concertation (CPC) s’est tenue lundi à Lomé.

À l’approche des élections municipales prévues pour le 10 juillet prochain, une nouvelle session du Cadre Permanent de Concertation (CPC) s’est tenue lundi à Lomé.
Cette rencontre a réuni les acteurs politiques de toutes tendances, dans un esprit d’échange autour des conditions d’organisation du scrutin.
Conduit par Mohamed Tchassona Traoré, président du CPC, ce cadre de dialogue vise à favoriser un processus électoral inclusif et apaisé. Durant cette session, les participants ont passé en revue l’état de mise en œuvre des recommandations formulées lors des précédentes réunions.
Certaines avancées ont été saluées, notamment la réduction de moitié du montant de la caution électorale à verser par les candidats, une demande exprimée par l’ensemble des partis siégeant au CPC.
De même, la question sensible des certificats de résidence, souvent instrumentalisée à des fins de filtrage politique, a fait l’objet de clarifications : les maires ont été rappelés à l’ordre, avec l’obligation de délivrer ces documents à un tarif uniforme n’excédant pas 5 000 FCF
En dépit des divergences, la tenue régulière de ces rencontres marque la volonté – même imparfaite – de maintenir un cadre d’écoute entre les forces politiques.
Le parti Le NID a officialisé il y a quelques jours son retrait de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), dénonçant une alliance minée par l’opacité, les manœuvres partisanes et le mépris des principes démocratiques internes.

Le parti Le NID a officialisé il y a quelques jours son retrait de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), dénonçant une alliance minée par l’opacité, les manœuvres partisanes et le mépris des principes démocratiques internes.
Réuni en Conseil national, le parti n’a pas mâché ses mots : la DMP, selon ses responsables, s’est transformée en machine à broyer les alliés gênants, tout en pratiquant une politique de deux poids deux mesures.
Au cœur du malaise : la suspension du NID par la DMP, décidée unilatéralement et sans notification officielle. Une démarche que le Conseil qualifie de cavalière et indigne d’une coalition qui se prétend républicaine et fondée sur le dialogue. Le NID interroge : lui reproche-t-on de ne pas avoir boycotté les sénatoriales ? De ne pas avoir présenté de candidats ? Ou, plus fondamentalement, d’avoir exercé son libre arbitre en respectant ses propres orientations votées en Conseil national dès 2008 ?
Le communiqué du parti va plus loin en dénonçant ce qu’il qualifie de "méthode trotskiste" au sein de la DMP : siphonnage des militants alliés, recrutement clandestin de cadres, propagation de rumeurs malveillantes. Pour Le NID, ce jeu malsain perpétue les mêmes logiques qui ont déjà fait imploser les précédentes coalitions de l’opposition togolaise.
À l’origine de cette fracture, selon Le NID, la volonté d’imposer un leadership verrouillé à la tête de la coordination, malgré les engagements pris en juillet dernier.
Le NID appelle à mettre fin aux jeux de dupes et à la "méthode de la veuve noire" en politique, cette stratégie qui consiste à séduire pour mieux neutraliser. Selon lui, tant que ce type de comportement dominera l’opposition, l’alternance restera un mirage.
Ironie du sort, souligne Le NID, certains des partis qui participent aujourd’hui à la coordination de la DMP ont eux-mêmes participé aux dernières sénatoriales et y détiennent des sièges. Deux poids, deux mesures.
Le NID affirme son engagement à poursuivre son combat politique, en dehors d’une coalition devenue, selon ses termes, "hostile et incohérente".
Les services du protocole ont publié ce dimanche la nouvelle photo officielle de Faure Gnassingbé, désormais président du Conseil au Togo, une fonction dotée de l’essentiel des pouvoirs exécutifs à la suite de la récente réforme constitutionnelle.

Les services du protocole ont publié ce dimanche la nouvelle photo officielle de Faure Gnassingbé, désormais président du Conseil au Togo, une fonction dotée de l’essentiel des pouvoirs exécutifs à la suite de la récente réforme constitutionnelle.
Cette réforme a instauré un régime parlementaire, faisant du chef de l’État, actuellement Jean-Lucien Savi de Tové, une figure à rôle essentiellement honorifique, tandis que le président du Conseil concentre les leviers décisionnels majeurs.
Une image sobre, un symbole d’autorité
La photo, simple et formelle, présente Faure Gnassingbé devant une bibliothèque, avec en arrière-plan le drapeau national, dans une mise en scène épurée mais symbolique de continuité institutionnelle et de sérieux.
Selon les services compétents, cette nouvelle affiche présidentielle sera affichée dans toutes les administrations publiques, conformément au protocole en vigueur.
Une nouvelle session du Cadre permanent de concertation (CPC) se tiendra lundi prochain, sous l’égide du ministère de l’Administration territoriale, alors que le processus électoral en vue des prochaines élections municipales entre dans une phase cruciale.

Une nouvelle session du Cadre permanent de concertation (CPC) se tiendra lundi prochain, sous l’égide du ministère de l’Administration territoriale, alors que le processus électoral en vue des prochaines élections municipales entre dans une phase cruciale.
La réunion portera essentiellement sur l’organisation des élections locales dont le corps électoral a été convoqué pour le 10 juillet, avec une campagne prévue du 24 juin au 8 juillet. Une échéance qui suscite déjà des tensions au sein de la classe politique, notamment sur la légalité de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) actuellement en place.
La coordonnatrice de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), Brigitte Adjamagbo-Johnson, a réagi en appelant à plus de transparence, de consensus et de respect des textes dans la conduite du processus.
« On sera satisfait si le régime montre véritablement que, pour une fois, il veut conduire ce processus de manière consensuelle, en écoutant tout le monde », a-t-elle déclaré, insistant sur le fait que la recomposition de la CENI doit être une priorité.
En effet, bien que le gouvernement ait saisi l’Assemblée nationale depuis plus de deux mois pour renouveler la Céni, aucune suite concrète n’a été donnée à ce jour. Un flou qui alimente les critiques sur la légitimité de l’organe en charge du processus.
Malgré ses réserves, la DMP affirme sa volonté de participer aux élections.
« Nous avons tiré les leçons des boycotts passés. Tant qu’on peut gêner ce régime, tant qu’on peut le mettre à nu, on ne laissera rien passer », a martelé la responsable politique.
La réunion de lundi s’annonce donc déterminante, alors que les différents acteurs politiques sont appelés à s’accorder sur les conditions d’un scrutin crédible, équitable et transparent. Pour la DMP, la bataille électorale se joue autant dans les urnes que dans les règles du jeu.
Jean-Pierre Fabre a secoué l’opposition samedi à Lomé en ouvrant le 3ᵉ congrès ordinaire de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Jean-Pierre Fabre a secoué l’opposition samedi à Lomé en ouvrant le 3ᵉ congrès ordinaire de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).
Face à ses militants et aux cadres de son parti, le leader de l’ANC a livré un discours offensif, ciblant d’abord ses propres alliés politiques avant de réaffirmer sa détermination à arracher enfin l’alternance au Togo.
Dans un aveu de lucidité rare sur la scène politique togolaise, Fabre a pointé du doigt l’opposition elle-même comme principale responsable du blocage démocratique.
« Chers camarades, le système RPT-UNIR prospère sur nos querelles », a-t-il lancé, en appelant à mettre fin aux divisions et aux rivalités internes qui affaiblissent le front commun contre le régime en place.
Jean-Pierre Fabre ne s’est pas contenté de diagnostiquer les maux. Il a aussi esquissé la voie à suivre :
« Nous devons œuvrer à fédérer l’opposition sérieuse et responsable ainsi que la société civile pour préparer l’alternative crédible que le Togo attend depuis des décennies ».
Une déclaration qui sonne comme un appel à un rassemblement stratégique, loin des alliances de façade ou des agendas personnels.
Sur l’avenir de son propre parti, le président de l’ANC s’est montré inflexible :
« Je fais le serment en ce qui me concerne que l’ANC ne reculera jamais devant son devoir d’œuvrer à la libération du Togo », a-t-il affirmé, accusant le régime de tentatives répétées de déstabilisation de son mouvement.
Fabre a également promis un resserrement des rangs internes, afin de préparer l’ANC à résister aux pressions et à jouer un rôle de premier plan dans les prochaines échéances.
Au-delà des discours, ce congrès vise à remobiliser la base, redéfinir les orientations du parti et aborder de front les grandes questions sociopolitiques de l’heure.
Alors que les débats restent vifs autour de la récente mise en place de la Cinquième République, l’universitaire Folly Ekoué Gada appelle à dépasser les tensions pour se concentrer sur le développement national.

Alors que les débats restent vifs autour de la récente mise en place de la Cinquième République, l’universitaire Folly Ekoué Gada appelle à dépasser les tensions pour se concentrer sur le développement national.
Mardi à Lomé, l’historien et politologue, enseignant-chercheur dans les universités publiques a estimé que « ceux qui pensent que la Vᵉ République est une erreur commettent un mauvais pas politique ». Il en appelle à la responsabilité collective dans un pays où, selon lui, chacun demeure libre de son opinion, mais où il est temps de « faire balle à terre » pour avancer.
Gada reconnaît que la nouvelle Constitution n’est pas exempte de défauts et pourra faire l’objet d’ajustements. Cependant, il lui attribue le mérite de « confiner les conflits politiques dans une enceinte basse », à savoir l’Assemblée nationale ou le Congrès, en écartant le président de la République des querelles partisanes.
Selon lui, cette reconfiguration institutionnelle permettrait une gestion plus ordonnée des différends politiques, loin de la personnalisation du pouvoir.
Place au travail collectif
L’universitaire invite les acteurs politiques à dépasser les frustrations pour s’engager dans la construction du pays. « Ce n’est pas la Constitution qui apporte le progrès, mais l’esprit des hommes qui l’animent », affirme-t-il. Il lance un appel à ceux qui se disent porteurs d’idées nouvelles : « Soyez disponibles, soyez flexibles, et venez aider, si par hasard on toquait à votre porte. »
Ce message, dans un contexte de tensions politiques et de critiques acerbes contre le nouveau cadre institutionnel, se veut une incitation à la cohésion nationale et à une contribution constructive au devenir du Togo.
Élu le 3 mai dernier président de la République par le Congrès, Jean-Lucien Savi de Tové symbolise, pour beaucoup, le visage lisse et consensuel d’une fonction désormais honorifique.

Élu le 3 mai dernier président de la République par le Congrès, Jean-Lucien Savi de Tové symbolise, pour beaucoup, le visage lisse et consensuel d’une fonction désormais honorifique. Dans le cadre de la nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire, c’est désormais le président du Conseil, Faure Gnassingbé, qui détient les pleins pouvoirs exécutifs.
À 86 ans, cet ancien ministre et vétéran de la vie politique togolaise est présenté par certains comme un « homme de dialogue », fort d’un parcours atypique, marqué autant par ses engagements contre le régime de Gnassingbé Eyadéma que par sa participation ultérieure à différents gouvernements.
Natif de Mission-de-Tové, il entame sa carrière dans les arcanes du pouvoir après le coup d’État de 1967, avant d’être emprisonné pour tentative de coup d’État en 1979. Après sa libération, il devient une figure de proue de l’opposition et tente de structurer une alternative politique, notamment en exil au Bénin.
Longtemps dans l’ombre, il revient sur le devant de la scène en 2005, nommé ministre du Commerce dans un gouvernement d’ouverture, avant de diriger le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC). Un poste qui, déjà, préfigurait la nature symbolique de ses futures responsabilités.
Dans un Togo en pleine recomposition institutionnelle, sa nomination ouvre un nouveau chapitre politique.
La désignation de Faure Gnassingbé comme président du Conseil continue de susciter des réactions dans la classe politique.

La désignation de Faure Gnassingbé comme président du Conseil continue de susciter des réactions dans la classe politique.
Pour l’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI), principal parti de l’opposition parlementaire, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « farce politique ».
Le président de ce parti, Aimé Gogué, fustige un processus vidé de toute légitimité démocratique : « L’instauration de cette cinquième République n'est qu'une forfaiture qui ramène notre pays à une époque révolue, celle du parti unique. »
Selon lui, la réforme constitutionnelle adoptée sans référendum en mai 2024 ne vise qu’à permettre au régime en place de pérenniser son pouvoir. « Le régime parlementaire instauré ne crée aucune valeur ajoutée pour les Togolais. C’est une confirmation de la volonté du système UNIR de maintenir le Togo dans une crise politique et sociale permanente », déplore-t-il.
L’ADDI affirme rester cohérente avec sa position de refus de cautionner un « renversement de l’ordre constitutionnel établi depuis 1992 ». Le parti dénonce une violation flagrante des principes démocratiques et appelle à un « nouveau processus consensuel » pour restaurer une véritable démocratie au Togo.
Aimé Gogué promet que son parti poursuivra le combat politique et citoyen pour « redonner espoir à la nation et bâtir un avenir fondé sur le respect des règles démocratiques ».
Depuis samedi 4 mai, le Togo est officiellement entré dans la Cinquième République avec l’instauration d’un régime parlementaire. Ce bouleversement institutionnel majeur a entraîné une redéfinition des rôles à la tête de l’État.

Depuis samedi 4 mai, le Togo est officiellement entré dans la Cinquième République avec l’instauration d’un régime parlementaire. Ce bouleversement institutionnel majeur a entraîné une redéfinition des rôles à la tête de l’État.
Faure Gnassingbé, jusqu’alors président de la République, a été désigné président du Conseil par les députés, devenant ainsi le véritable chef de l’exécutif dans cette nouvelle configuration politique. Ce changement s’accompagne d’une réorganisation de la communication officielle.
Les comptes sociaux de Faure Gnassingbé, précédemment rattachés à la présidence de la République, ont été actualisés pour refléter ses nouvelles fonctions. Les citoyens souhaitant suivre son actualité devront désormais se rendre sur les nouveaux canaux créés à cet effet.
Cette transition numérique vient accompagner la mue institutionnelle du pays. Elle permet d’assurer une communication claire, distincte et adaptée aux nouvelles fonctions de chacun dans l’architecture du pouvoir.
Les comptes de la Présidence de la République, désormais occupée par Jean-Lucien Savi de Tové à titre honorifique, seront également réorganisés pour refléter ce rôle protocolaire.
La désignation de Faure Gnassingbé comme président du Conseil et l’élection de Jean-Lucien Savi de Tové à la présidence de la République ont provoqué une vive réaction dimanche dans les rangs de l’opposition.

La désignation de Faure Gnassingbé comme président du Conseil et l’élection de Jean-Lucien Savi de Tové à la présidence de la République ont provoqué une vive réaction dimanche dans les rangs de l’opposition.
Jean-Pierre Fabre, leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), a dénoncé une « mascarade » et réaffirmé son rejet de la nouvelle Constitution instaurant la Vᵉ République. « L’ANC refuse de s’embarquer dans cette parodie. Nous rejetons catégoriquement ce qui est en train de se passer », a-t-il déclaré.
Même son de cloche du côté de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), menée par Brigitte Adjamagbo-Johnson, qui dénonce un « coup de force » et accuse le régime de chercher à instaurer une monarchie de fait. Pour elle, les événements du 3 mai marquent « un tournant dangereux » pour le pays.
La DMP va plus loin en condamnant avec fermeté les parlementaires et les membres de la Cour constitutionnelle ayant pris part au processus : « Ils seront tenus responsables devant l’Histoire pour avoir trahi la souveraineté du peuple togolais. »
L’opposition appelle désormais à une mobilisation citoyenne d’envergure et interpelle la communauté internationale, exhortée à réagir comme en 2005 face à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, s’est exprimé dimanche sur une station de radio privée à propos du nouveau système politique mis en place avec l’avènement de la Cinquième République.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, s’est exprimé dimanche sur une station de radio privée à propos du nouveau système politique mis en place avec l’avènement de la Cinquième République.
Il a défendu les choix opérés, notamment la désignation du président du Conseil et du président de la République, dans un contexte de majorité parlementaire largement dominée par le parti UNIR.
Répondant aux critiques sur le manque d’opposition dans le processus, le ministre a écarté toute idée de complaisance. Pour lui, le défi démocratique réside autant dans l’auto-exigence que dans la diversité partisane : « Nous sommes obligés de nous challenger au quotidien pour répondre aux attentes des Togolais. »
Il a également assuré que la transparence et la redevabilité restent garanties, soulignant que les deux chambres – Assemblée nationale et Sénat – disposent pleinement de leurs prérogatives de contrôle de l’exécutif, y compris vis-à-vis du président du Conseil.
Le ministre a présenté ce tournant institutionnel comme une phase de « pratique conditionnelle et institutionnelle », appelant les acteurs politiques à démontrer par l’action les bénéfices concrets du régime parlementaire. Il promet une gouvernance plus horizontale, décentralisée et accessible.
Concernant l’élection de Jean-Lucien Savi de Tové, ancien opposant, comme président de la République, Kanka-Malik Natchaba a salué « un geste fort d’ouverture politique », symbolisant une volonté d’inclusion et de reconnaissance du mérite au-delà des clivages.
« L’esprit d’inclusion veut que tout Togolais en désir de servir son pays puisse le faire, peu importe son bord politique, parfois à très haut niveau », a-t-il conclu.
Le Togo vient d’entrer dans une nouvelle ère constitutionnelle avec l’entrée en vigueur de la Vᵉ République, marquée par l’adoption d’un régime parlementaire.

Le Togo vient d’entrer dans une nouvelle ère constitutionnelle avec l’entrée en vigueur de la Vᵉ République, marquée par l’adoption d’un régime parlementaire.
Ce changement fondamental dans l’organisation des pouvoirs publics a été acté samedi 4 mai 2025, avec la désignation de Faure Gnassingbé comme président du Conseil par les députés réunis en session matinale.
L’intéressé a aussitôt prêté serment, conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution adoptée en mai 2024.
Une redistribution des rôles institutionnels
Dans ce nouveau régime, le président du Conseil devient la véritable autorité exécutive du pays. Chef du gouvernement et responsable devant le Parlement, il incarne la direction effective de l’action de l’État.
Le président de la République, élu par les deux chambres réunies en Congrès, conserve un rôle essentiellement honorifique et symbolique, garant de l’unité nationale.
Ce basculement institutionnel entraîne une recomposition des équilibres entre les pouvoirs. Le régime parlementaire repose en effet sur une étroite collaboration entre l’exécutif et le législatif, dans un système où le gouvernement peut être renversé par une motion de censure, mais conserve une prérogative importante d’initiative législative.
Des fondements juridiques solides
La nouvelle Constitution de 2024, qui a abrogé celle de 1992, consacre ce changement en profondeur.
Elle définit le président du Conseil comme le chef du pouvoir exécutif et introduit de nouvelles dispositions transitoires pour encadrer la mise en place progressive des institutions parlementaires.
Ce changement de régime vise, selon ses promoteurs, à renforcer la gouvernance démocratique, responsabiliser le pouvoir exécutif et créer un cadre plus équilibré entre les institutions.
Enjeux et perspectives
Avec ce virage parlementaire, le Togo se rapproche du modèle institutionnel adopté par plusieurs démocraties européennes, notamment l’Italie ou l’Allemagne, où le président est un arbitre au-dessus des partis, tandis que le pouvoir exécutif revient à un chef de gouvernement issu de la majorité parlementaire.
Le défi réside désormais dans la mise en œuvre concrète de cette nouvelle architecture institutionnelle, dans le respect des principes d’équilibre des pouvoirs, de transparence et de responsabilité politique.
Ce moment historique marque un tournant juridique et politique majeur pour le Togo, qui engage son avenir institutionnel dans une dynamique nouvelle, où le rôle du Parlement est réaffirmé comme pilier central de la vie démocratique.
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Comprendre le changement : le Togo passe au régime parlementaire
Le Togo change de système politique. Jusqu’à présent, le pays était en régime présidentiel. Désormais, avec la nouvelle Constitution, il adopte un régime parlementaire. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
✅ Ce qui change :
Qui dirige ?
Avant : le Président de la République avait tous les pouvoirs.
Maintenant : c’est le Président du Conseil (comme un Premier ministre) qui dirige le pays. Il est choisi par les députés.
Et le Président de la République alors ?
Il reste, mais son rôle devient symbolique. Il représente le pays, mais ne gouverne pas.
Qui décide ?
Le Parlement (députés et sénateurs) joue un rôle central. Il peut soutenir ou renverser le gouvernement si celui-ci ne fait pas bien son travail.
Le Togo rejoint d'autres pays comme :
l’Allemagne , l’Italie , le Royaume-Uni … où les gouvernements sont dirigés par un chef choisi par les élus, pas élu directement par le peuple.
À la fin de cette semaine, le président Faure Gnassingbé achève son mandat de cinq ans à la tête du Togo.

À la fin de cette semaine, le président Faure Gnassingbé achève son mandat de cinq ans à la tête du Togo.
Cinq années au cours desquelles son action a été marquée par une priorité constante : renforcer la croissance économique et améliorer les conditions de vie des Togolais.
Dès le début de son mandat, le chef de l’État a impulsé une dynamique de modernisation à travers la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, un programme ambitieux reposant sur trois axes majeurs : l'inclusion sociale, la croissance économique durable et la consolidation de la paix.
Sous sa présidence, le pays a enregistré une progression notable de son produit intérieur brut (PIB), avec une diversification progressive de l'économie. Les secteurs de l'agriculture, de l'industrie, du numérique et des infrastructures ont été particulièrement soutenus, avec des investissements majeurs dans les routes, le port et les énergies renouvelables.
La lutte contre la pauvreté a également été une priorité forte. Plusieurs initiatives ont vu le jour, notamment :
Le programme Novissi, qui a permis d’apporter un soutien financier direct aux populations vulnérables durant la pandémie de Covid-19.
Le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS), destiné à renforcer la résilience des populations du nord face aux menaces sécuritaires et aux défis socio-économiques.
L’expansion de projets d’accès à l'eau potable, à l'éducation et aux services de santé pour améliorer l’inclusion sociale.
Face à la montée des menaces terroristes dans la sous-région, le président a modernisé les forces armées et renforcé la coopération régionale et internationale, contribuant à maintenir la stabilité du pays dans un environnement régional instable.
À l'heure du bilan, Faure Gnassingbé peut se prévaloir d'avoir posé les bases d'un Togo plus résilient, plus ouvert et engagé sur la voie de la transformation économique et sociale.
Des défis restent à relever, mais les résultats engrangés au cours de ce mandat constituent un socle solide pour l'avenir.
À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo célébré ce dimanche, Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC, a exprimé sa profonde frustration dans un message au peuple togolais.

À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo célébré ce dimanche, Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC, a exprimé sa profonde frustration dans un message au peuple togolais.
Pour l’opposant, le 27 avril, censé symboliser la souveraineté et la fierté nationale, est cette année encore « assombri par une trahison politique ». Il dénonce notamment le récent changement de Constitution, réalisé sans consultation populaire, qu’il qualifie de « crime contre la souveraineté populaire » et d’« outrage à la démocratie ».
Fustigeant ce qu’il considère comme l’enracinement d’un pouvoir dynastique, Jean-Pierre Fabre a appelé les Togolais à une « résistance farouche » contre la confiscation du pouvoir, l’oppression et l’injustice.
Il exhorte la population à ne pas accepter la falsification du processus politique ni la soumission à une gouvernance autoritaire.
Ce dimanche, le Togo a célébré avec fierté le 65ᵉ anniversaire de son indépendance, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.

Ce dimanche, le Togo a célébré avec fierté le 65ᵉ anniversaire de son indépendance, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.
À Lomé, le grand défilé militaire, présidé par le chef de l'État Faure Gnassingbé – tout juste rentré du Vatican après avoir assisté aux funérailles du pape François – a mis à l’honneur les Forces armées togolaises (FAT), véritables remparts contre la menace terroriste venue du Sahel.
Dès les premières heures de la matinée, la Place des Défilés a vibré au rythme des pas cadencés et des démonstrations impressionnantes des unités d’élite, forces spéciales et corps spécialisés des FAT. Sous les regards attentifs du président de la République, des autorités, du corps diplomatique et de milliers de Togolais, les militaires ont défilé avec discipline et fierté, illustrant la résilience d'une nation déterminée à préserver sa souveraineté.
Le défilé, retransmis en direct sur les médias nationaux, a permis de mesurer les progrès remarquables accomplis par l’armée togolaise. Modernisation des équipements, acquisition de véhicules blindés, drones de surveillance, systèmes de communication de dernière génération : le Togo a renforcé sa capacité à faire face aux nouvelles menaces sécuritaires.
Depuis plusieurs années, les FAT, appuyées par des partenariats stratégiques avec la France, les États-Unis et les pays voisins, se sont adaptées aux réalités de la guerre hybride imposée par les groupes armés du Sahel. Formations spécialisées, contre-terrorisme, techniques anti-guérilla : l’armée togolaise s'est aguerrie et professionnalisée.
Au-delà de l’aspect militaire, cette journée a été un véritable moment de communion nationale. Écoliers, associations, corps de métiers et artistes ont animé la capitale et les principales villes du pays avec concerts, parades et festivités culturelles.
En présidant ce défilé achevé en fin de matinée, Faure Gnassingbé a adressé un message clair : l’indépendance du Togo, conquise en 1960, reste une conquête précieuse à préserver, par l’unité, la vigilance et la modernisation constante des institutions républicaines.
Le Togo entre dans une nouvelle ère institutionnelle. Alors que l’entrée en vigueur de la Cinquième République se précise, les premières pierres du nouveau cadre politique sont officiellement posées.

Le Togo entre dans une nouvelle ère institutionnelle. Alors que l’entrée en vigueur de la Cinquième République se précise, les premières pierres du nouveau cadre politique sont officiellement posées.
Mercredi, un acte symbolique mais essentiel s’est déroulé à Lomé : trois médecins togolais ont prêté serment devant la Cour Constitutionnelle. Leur mission ? Évaluer l’aptitude physique et mentale des futurs candidats aux plus hautes fonctions de l’État.
Présidée par Djobo-Babakane Coulibaley, l’audience solennelle a marqué un moment-clé dans la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Constitution. « Ce que nous faisons aujourd’hui n’est pas un acte ordinaire. C’est une exigence de rigueur au service de notre République », a déclaré le président de la Cour, saluant l’engagement des praticiens.
Les médecins investis de cette responsabilité sont des figures de proue du secteur sanitaire national :
Pr. Baragou Soodougoua, chef du service de cardiologie du CHU Sylvanus Olympio
Pr. Dagnra Anoumou Yaotsè, spécialiste en microbiologie
Pr. Saka Bayaki, chef du service de dermatologie
En vertu de la nouvelle Constitution, toute personne souhaitant briguer la présidence de la République ou celle du Conseil devra présenter un certificat attestant de son intégrité physique et mentale. Cette exigence vise à éviter toute vacance de pouvoir pour raison de santé, et à renforcer la crédibilité du processus démocratique.
Les médecins ont promis de rendre leurs avis « en toute conscience, objectivité et indépendance », en accord avec leur éthique professionnelle. Un serment qui, au-delà de la forme, donne le ton d’une Cinquième République où responsabilité, transparence et exigence sont appelées à guider l’action publique.
La transition vers ce nouveau régime s’organise pas à pas, et ce premier acte pose le décor d’un Togo résolument tourné vers un État moderne, rigoureux et plus résilient.
Le ministre de la Réforme du Service public, du Travail et du Dialogue social, Gilbert Bawara, a partagé mercredi sur les ondes de la radio nationale une série d’annonces prometteuses, illustrant l’engagement du gouvernement à répondre aux attentes sociales croissantes malgré un contexte économique mondial difficile.

Le ministre de la Réforme du Service public, du Travail et du Dialogue social, Gilbert Bawara, a partagé mercredi sur les ondes de la radio nationale une série d’annonces prometteuses, illustrant l’engagement du gouvernement à répondre aux attentes sociales croissantes malgré un contexte économique mondial difficile.
Au cœur de son intervention : des recrutements massifs dans la fonction publique, des hausses salariales et des mesures sociales ciblées pour soulager les ménages.
Le ministre a révélé que 10 000 nouveaux fonctionnaires ont été ou seront recrutés entre 2024 et 2025, marquant une relance significative des embauches dans la fonction publique. « Cette dynamique reflète la volonté de l’État de créer des emplois, de renforcer l’administration publique et de répondre aux aspirations des Togolais », a-t-il déclaré avec enthousiasme. Ces recrutements visent à dynamiser les services publics tout en offrant des opportunités d’emploi à la jeunesse, dans un contexte où la demande sociale est forte.
Des salaires en hausse pour les fonctionnaires
En parallèle, la masse salariale a été renforcée par des revalorisations successives. Gilbert Bawara a rappelé que la valeur indiciaire a augmenté de 15 % entre 2020 et 2025, avec une première hausse de 5 % en janvier 2020, suivie d’un relèvement de 10 % en septembre 2022. Ces mesures, selon le ministre, témoignent de l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie des fonctionnaires, tout en poursuivant un développement équilibré et inclusif.
Au-delà des efforts en matière d’emploi et de rémunération, le gouvernement a maintenu des subventions sur les produits pétroliers, l’eau et l’électricité, afin de réduire les charges pesant sur les ménages, notamment les plus vulnérables. Ces initiatives sociales s’inscrivent dans une stratégie globale visant à protéger le pouvoir d’achat des Togolais face aux pressions économiques mondiales.
Gilbert Bawara a tenu à souligner que le Togo avance « progressivement, mais de manière constante » vers un avenir meilleur. « Les défis sont nombreux, mais ils ne pourront être relevés que dans un climat de paix et avec l’implication de tous les Togolais », a-t-il insisté. Le ministre a également mis en avant le rôle clé du dialogue social, qu’il qualifie de « plus dynamique que jamais ».
Ce dialogue, selon lui, doit servir de levier pour accélérer les réformes et consolider les acquis en matière de développement.
En conclusion, le ministre a appelé à un élan collectif pour bâtir un Togo plus prospère et inclusif. Avec ces annonces, le gouvernement togolais envoie un signal fort : malgré les contraintes, l’État reste mobilisé pour répondre aux besoins de la population, tout en posant les bases d’un développement durable. Une dynamique qui, selon Gilbert Bawara, ne demande qu’à être amplifiée par l’engagement de tous.
À l’approche du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, l’opposition entend transformer cette commémoration nationale en une opportunité politique.

À l’approche du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, l’opposition entend transformer cette commémoration nationale en une opportunité politique.
La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile, appelle à une mobilisation d’envergure dans tout le pays et au sein de la diaspora.
Selon les responsables de la DMP, le 26 avril sera marqué par une série de manifestations à Lomé, dans d'autres villes du pays, ainsi qu’à Bruxelles, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de “dérive autoritaire” du régime en place.
“Le vent tourne, le peuple se réveille. La peur change de camp. Il n’y aura ni compromis, ni capitulation. Le temps du renversement démocratique est venu”, affirme la DMP dans un communiqué.
Pour la coalition, ces 65 années n’ont rien apporté aux aspirations légitimes des Togolais : souveraineté réelle, liberté, démocratie, bien-être. Elle évoque un “échec historique” marqué par la persistance de la pauvreté, l'accès limité à l’eau potable, à la santé et à l’éducation, et une jeunesse “sans espoir”, condamnée à l’exil.
L’opposition dénonce également la récente révision constitutionnelle qui a introduit un régime parlementaire, accusant le pouvoir d’avoir une nouvelle fois empêché les Togolais de s’exprimer librement à travers des élections transparentes.
La DMP appelle donc à faire de cet anniversaire de l’indépendance un “tournant historique” et non “une énième occasion de festivités hypocrites”.

À quelques jours de l’entrée en vigueur complète de la nouvelle constitution, le 6 mai 2025, le Togo s’apprête à désigner son prochain président de la République, marquant ainsi une étape cruciale dans la transition vers la Vᵉ République.
Cette réforme, promulguée le 6 mai 2024 par le président Faure Gnassingbé, a fait basculer le pays d’un régime présidentiel vers un régime parlementaire, redéfinissant les rôles et les responsabilités au sommet de l’État.
Mohammed Tchassona Traoré, 2ᵉ Secrétaire parlementaire du Sénat et président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD, opposition), a annoncé la convocation imminente du Congrès, réunissant députés et sénateurs, pour élire le futur Président de la République.
Bien que ce poste soit désormais honorifique, dénué de pouvoirs exécutifs significatifs, M. Traoré insiste sur l’importance de choisir une figure consensuelle. « Ce n’est pas forcément un acteur politique que nous voulons voir là-bas. Une personne qui fait l’unanimité, qui n’est pas très clivante. Homme ou femme, cette personnalité doit être au-dessus de nos récurrentes divisions », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une figure capable d’incarner l’unité nationale dans un contexte politique souvent marqué par les tensions.
M. Traoré, observateur averti de la scène politique, regrette les divisions persistantes au sein de la classe politique. « Nous sommes devenus un cas d’école ou encore une curiosité où la seule chose sur laquelle on est d’accord au Togo, c’est qu’on n’est jamais d’accord », a-t-il déploré, appelant à l’émergence d’une personnalité capable de « taper du poing sur la table » pour fédérer le pays autour des ambitions de développement portées par la nouvelle dynamique institutionnelle.
Si l’élection du président de la République suscite des débats sur le profil idéal, celle du président du Conseil des ministres, véritable détenteur du pouvoir, apparaît comme une formalité.
Selon la nouvelle constitution, il est le parton du parti majoritaire ou de la coalition jouissant d’une majorité à l’Assemblée nationale.
Le parti majoritaire, l’Union pour la République (UNIR), dirigé par Faure Gnassingbé, a remporté 108 des 113 sièges lors des élections législatives d’avril 2024.
« Pour le président du Conseil, les textes sont clairs. C’est une question constitutionnelle réglée », a confirmé M. Traoré, précisant que la désignation se fera par une simple transmission écrite au bureau de l’Assemblée nationale, suivie d’une prestation de serment devant la Cour constitutionnelle.
Le ministère de l’Administration territoriale a dévoilé ce lundi le programme officiel des célébrations marquant le 65e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Les festivités débuteront le 22 avril pour s’achever en apothéose le 27 avril, date historique pour le pays.

Le ministère de l’Administration territoriale a dévoilé ce lundi le programme officiel des célébrations marquant le 65e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Les festivités débuteront le 22 avril pour s’achever en apothéose le 27 avril, date historique pour le pays.
Cette année, les célébrations mettent résolument l’accent sur le développement économique, l’hommage aux figures historiques et le renforcement de la cohésion nationale. Plusieurs activités sont prévues dans ce sens à travers le territoire.
Parmi les temps forts annoncés figure la pose de la première pierre de nouvelles usines sur le site de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), situé à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé. Il s’agit d'unités spécialisées dans la pharmacie, l’aluminium et le textile, illustrant la volonté du gouvernement de faire de l’industrialisation un moteur de croissance inclusive.
Dans le volet historique, une conférence publique sur les grandes figures de l’indépendance togolaise sera organisée. Elle permettra de raviver la mémoire collective autour des artisans de la lutte pour la liberté nationale, tels que Sylvanus Olympio et d'encourager les jeunes générations à s’inspirer de leur engagement.
Une montée en puissance jusqu’au 27 avril
En marge de ces moments institutionnels et économiques, plusieurs activités culturelles et sportives sont prévues dans les 13 communes du Grand Lomé et à travers les régions. Elles visent à rassembler les populations autour des valeurs d’unité, de paix et de développement.
Le clou des festivités aura lieu le 27 avril avec le traditionnel défilé militaire et civil sur la Place de l’Indépendance à Lomé, en présence du chef de l’État Faure Gnassingbé, des membres du gouvernement, du corps diplomatique et d'invités étrangers. Comme chaque année, la cérémonie du rallumage du Flambeau de l’indépendance aura lieu la veille au soir, un moment empreint de solennité et de patriotisme.
À travers ce programme, les autorités togolaises entendent faire de ce 65e anniversaire un moment de réflexion, de projection et de mobilisation collective autour des objectifs de la feuille de route gouvernementale Togo 2025. Le mot d’ordre : célébrer l’indépendance dans la dignité, tout en construisant un avenir prospère et souverain.

À la veille de l’ouverture de la révision des listes électorales prévue ce lundi, cinq partis de l’opposition ont publié une déclaration conjointe pour dénoncer les conditions dans lesquelles se déroule le processus électoral en cours.

À la veille de l’ouverture de la révision des listes électorales prévue ce lundi, cinq partis de l’opposition ont publié une déclaration conjointe pour dénoncer les conditions dans lesquelles se déroule le processus électoral en cours.
Il s’agit du CAR, de l’UDS-Togo, du PSR, de Togo Autrement et de Santé du Peuple.
Dans leur déclaration, ces formations politiques expriment de vives inquiétudes quant au manque d’inclusivité, à l’opacité et à la précipitation qui, selon elles, caractérisent le calendrier de révision électorale imposé par les autorités.
Les partis demandent en premier lieu une prolongation de dix jours de la période de révision dans la zone 1, qui couvre la région Maritime et la préfecture de Haho. Initialement prévue du 7 au 9 avril, cette période est jugée trop courte pour permettre à tous les électeurs de s’enrôler.
Ils plaident également pour une campagne de sensibilisation ciblée, menée en collaboration avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les partis politiques, afin d’informer les populations sur l’importance de s’inscrire sur les listes électorales.
Enfin, ils appellent à la convocation immédiate d’une réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) afin d’engager un dialogue sur les conditions de transparence du scrutin et sur une amélioration globale du cadre électoral.
Une exclusion dénoncée
Les signataires de la déclaration s’indignent de l’absence de consultation dans l’élaboration du calendrier électoral et considèrent cela comme une manœuvre d’exclusion. « Il s’agit d’un mépris manifeste envers les acteurs politiques et d’une volonté d’empêcher les électeurs issus des zones favorables à l’opposition de s’enregistrer », affirment-ils.
Malgré les frustrations exprimées, les partis d’opposition lancent un appel à la mobilisation générale. « En dépit de la colère et de la lassitude justifiée des citoyens, nous les invitons à se rendre dans les centres de recensement, à s’inscrire massivement et à récupérer leur carte d’électeur. C’est un devoir citoyen et une arme démocratique », soulignent-ils.
La révision des listes électorales se déroulera en trois phases :
Zone 1 : région Maritime et préfecture de Haho (du 7 au 9 avril) Zone 2 : région des Plateaux et les préfectures de Blitta, Sotouboua et Tchamba (du 14 au 16 avril) Zone 3 : régions de la Kara, des Savanes, et préfectures de Tchaoudjo et Mô (du 21 au 23 avril) Ce processus permettra la mise à jour du fichier électoral en vue des prochaines élections municipales, régionales et sénatoriales.
Les maires et les conseillers municipaux s’apprêtent à boucler leur mandat. Les élections municipales seront organisées cette année.

Les maires et les conseillers municipaux s’apprêtent à boucler leur mandat. Les élections municipales seront organisées cette année.
Koamy Gbloèkpo Gomado, maire de la commune de Golfe 1 et ministre de l’Aménagement du territoire a invité ses collègues à terminer le cycle sur une note forte, en mettant le cap sur l’intérêt des populations plutôt que sur des calculs politiques à court terme.
‘Nos derniers actes à la tête des municipalités doivent être les plus marquants pour nos administrés », a-t-il insisté, soulignant l’importance de préserver la cohésion sociale bâtie au fil du temps.
Il faut transmettre aux futurs conseils municipaux un héritage solide : celui de l’unité, du dialogue et du service public au plus près des citoyens.
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a décidé d’accorder une journée supplémentaire pour la révision des listes électorales dans la zone 1, initialement prévue pour s’achever mercredi.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a décidé d’accorder une journée supplémentaire pour la révision des listes électorales dans la zone 1, initialement prévue pour s’achever mercredi.
Les opérations se poursuivront donc jusqu’à ce soir.
L’opposition, qui réclamait plusieurs jours de prolongation, devra se contenter de ce délai unique.
Selon Yabré Dago, président de la Ceni, cette prorogation vise à permettre à tous les citoyens concernés d’obtenir leur carte d’électeur. Il a appelé à un sursaut de patriotisme et à une mobilisation accrue.
Cette révision s’inscrit dans la perspective des prochaines élections municipales qui viendront renouveler les conseils en place depuis 2019.

L’Assemblée nationale a adopté mardi deux lois majeures visant à renforcer la gouvernance des structures publiques, confirmant ainsi l’engagement du gouvernement à moderniser l’administration publique et améliorer la gestion des finances de l’État.
L’Assemblée nationale a adopté mardi deux lois majeures visant à renforcer la gouvernance des structures publiques, confirmant ainsi l’engagement du gouvernement à moderniser l’administration publique et améliorer la gestion des finances de l’État.
Lors d’une séance solennelle, le gouvernement, par la voix du ministre de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a exprimé sa profonde gratitude aux députés pour la qualité des débats et leur engagement en faveur du développement du pays.
Ces nouvelles réformes s’inscrivent dans la vision de modernisation et d’optimisation des ressources publiques impulsée par le président Faure Gnassingbé.
La première loi adoptée concerne la modification et le renforcement du cadre institutionnel de l’Office Togolais des Recettes (OTR), créé en 2012 pour garantir une collecte efficace et transparente des recettes fiscales et douanières.
Bien que des résultats encourageants aient été enregistrés ces dernières années, les performances de l’OTR n’étaient pas encore à la hauteur des attentes du gouvernement. Un audit indépendant a révélé des insuffisances et des dysfonctionnements nécessitant des corrections structurelles.
La nouvelle loi introduit plusieurs innovations majeures :
✔ Généralisation du contrat de performance à tout le personnel, y compris entre le ministre chargé des finances et le conseil d’administration,
✔ Accès facilité aux bases de données fiscales et douanières pour renforcer la transparence,
✔ Renforcement du contrôle ministériel, avec la possibilité pour le ministre de tutelle d’initier des investigations à tout moment au sein de l’OTR.
Cette réforme vise à optimiser l’efficacité et l’efficience de l’Office Togolais des Recettes, en garantissant une plus grande responsabilisation des acteurs impliqués et une amélioration du rendement fiscal.
La deuxième loi porte sur le régime juridique applicable aux entreprises publiques, une réforme essentielle pour stabiliser les comptes publics et restructurer ces entités stratégiques.
Elle s’inscrit dans l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui met l’accent sur la modernisation de l’État et l’amélioration de la gestion des ressources publiques.
Parmi les principales dispositions de cette loi :
✔ Suppression du conseil de surveillance dans les sociétés d’État pour alléger leur structure de gestion,
✔ Autorisation pour les collectivités territoriales de créer des entreprises publiques,
✔ Renforcement de la présence de l’État dans les entreprises privées à participation publique,
✔ Adaptation du cadre légal aux standards internationaux pour favoriser la compétitivité et l’efficience des entreprises publiques.
Cette réforme vise à renforcer la transparence, la responsabilité des dirigeants et la performance économique des entreprises publiques, afin qu’elles puissent jouer un rôle plus actif dans le développement économique du pays.
Un engagement fort du gouvernement pour une gestion optimale des ressources publiques

(Togo Officiel) - Au Togo, le Sénat est désormais installé. Les 61 membres de la seconde chambre du Parlement (41 élus et 20 nommés) ont ouvert jeudi 06 mars à Lomé, leur première session, dite de droit.
Cet événement historique, organisé au Palais des Congrès rénové, s’est tenu en présence de plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles le Premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale, les présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, et le corps diplomatique.
Au menu de cette session, présidée par le doyen d’âge Dogo Koudjolou, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur, ou encore l’élection du bureau de la Chambre. “En ce jour, nous écrivons une page solennelle de l’histoire du Togo. Notre pays ose en effet poser un jalon majeur dans sa grande quête d’une réponse institutionnelle adaptée à ses ambitions. Ce moment n’est pas une simple cérémonie, c’est l’aboutissement d’un cheminement démocratique”, a déclaré le doyen d’âge en ouvrant les travaux.
Pour le ministre chargé des relations avec les Institutions de la République, Pacôme Adjourouvi, “cette première session de droit inaugure le bicaméralisme au niveau du pays, qui va permettre aux législateurs des deux chambres de pouvoir légiférer au service des togolais”. Togo Officiel) - Au Togo, le Sénat est désormais installé. Les 61 membres de la seconde chambre du Parlement (41 élus et 20 nommés) ont ouvert jeudi 06 mars à Lomé, leur première session, dite de droit.
Cet événement historique, organisé au Palais des Congrès rénové, s’est tenu en présence de plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles le Premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale, les présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, et le corps diplomatique.
Au menu de cette session, présidée par le doyen d’âge Dogo Koudjolou, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur, ou encore l’élection du bureau de la Chambre. “En ce jour, nous écrivons une page solennelle de l’histoire du Togo. Notre pays ose en effet poser un jalon majeur dans sa grande quête d’une réponse institutionnelle adaptée à ses ambitions. Ce moment n’est pas une simple cérémonie, c’est l’aboutissement d’un cheminement démocratique”, a déclaré le doyen d’âge en ouvrant les travaux.
Pour le ministre chargé des relations avec les Institutions de la République, Pacôme Adjourouvi, “cette première session de droit inaugure le bicaméralisme au niveau du pays, qui va permettre aux législateurs des deux chambres de pouvoir légiférer au service des togolais”.
Faure Gnassingbé a reçu Sheikh Shakhboot Bin Nahyan Al Nahyan
17:37
Sheikh Shakhboot Bin Nahyan Al Nahyan, ministre d’État des Émirats Arabes Unis, a été reçu jeudi à Lomé par le président Faure Gnassingbé.

Élections municipales : la CENI entame la formation des formateurs
17:37
(Togo Officiel) - La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé, le jeudi 13 mars, la formation des formateurs dans le cadre des prochaines élections municipales. Au total, 324 formateurs sont concernés par cette session qui se tient sur le site du CETEF (Centre Togolais des Expositions et Foires).
Ces formateurs auront pour mission de former les 6000 opérateurs de saisie (OPS) qui seront déployés sur l’ensemble du territoire pour la révision des listes électorales. Cette phase préparatoire est essentielle pour garantir une mise à jour fiable du fichier électoral et assurer le bon déroulement du processus électoral.
« C’est une révision, ce n’est pas un recensement, et ça ne va pas durer beaucoup de jours », a précisé le président de la CENI, Dago Yabré.
Pour rappel, la formation des OPS est prévue du 20 au 31 mars.
