

Selon les données du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), les importations enregistrées aux ports de Douala et de Kribi au 2ᵉ trimestre 2025 demeurent fortement concentrées : 69 % de la valeur totale des marchandises importées proviennent de seulement onze pays. La Chine arrive en tête avec 20 % de la valeur, devant le Togo (15 %), puis l’Inde (7 %), la Belgique (7 %) et la France (7 %).
Si la Chine conserve sa position de premier fournisseur, l’évolution du Togo et du Nigeria retient particulièrement l’attention. Dans les deux cas, la progression est portée quasi exclusivement par les huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, devenues un déterminant central des flux d’importations.
Le Togo s’impose comme deuxième fournisseur, tiré par les produits pétroliers
Au 2ᵉ trimestre 2025, le Togo s’affirme comme le deuxième pays de provenance des importations camerounaises. La valeur des marchandises importées depuis ce pays atteint 167,39 milliards de FCFA, contre 127,66 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse de 31 % en glissement annuel. Les volumes importés progressent également, passant de 245 072 tonnes à 283 175 tonnes.
Cette dynamique est principalement expliquée par les huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux. Sur ce segment, les importations passent de 119,7 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2024 à 162,7 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2025. Ces produits concentrent l’essentiel du trafic en provenance du Togo, renforçant le rôle de ce corridor dans l’approvisionnement énergétique du Cameroun.
Nigeria : la plus forte hausse en valeur, mais un poids encore limité
Le Nigeria enregistre, de son côté, la plus forte progression en valeur parmi les principaux pays fournisseurs. Les importations camerounaises en provenance de ce pays atteignent 31,31 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2025, contre 6,99 milliards de FCFA à la même période en 2024, soit une augmentation de 348 % sur un an.
Cette envolée résulte principalement de l’entrée massive des huiles de pétrole et minéraux bitumineux, quasi absentes des statistiques au 2ᵉ trimestre 2024, mais générant 21,4 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2025. Les volumes importés doublent presque, passant de 177 308 tonnes à 359 591 tonnes.
Malgré cette accélération, le Nigeria ne représente encore que 3 % de la valeur totale des importations camerounaises, contre 1 % un an plus tôt. Un signal de rattrapage rapide, mais insuffisant à ce stade pour modifier en profondeur la structure des provenances.
Source: Investiraucameroun.com

« La direction a mis en avant la spécificité majeure de cette carte Visa sur l’assurance intégrée notamment une couverture voyage et protection contre certains risques tels que le vol de la carte, un avantage distinctif de Sunu Bank par rapport aux offres existantes sur le marché », a-t-il indiqué.
S’adressant aux opérateurs économiques, M. Fado n’a pas manqué de rappeler l’ancrage du Groupe Sunu à travers ses filiales : Assurance vie, Assurance dommages, Santé et Banque et a réaffirmé la stratégie de proximité de la banque, soutenue par un réseau d’environ vingt agences et une approche commerciale proactive tournée vers les clients.
Pour Brice Adiffon, directeur de la Clientèle des particuliers et professionnels de Sunu Bank, les nouvelles cartes Visa répondent aux différents profils des clients de la banque.
« Le Visa Classic permet les paiements et retraits du quotidien, simple et pratique. Le Visa Gold est une carte internationale offrant plus de flexibilité et d’avantages et le Visa Platinum est une carte haut de gamme destinée à une clientèle exigeante », a-t-il expliqué.
Elles permettent des paiements pour les commerçants affiliés Visa, les paiements en ligne et les retraits sur les distributeurs Visa au Togo et à l’international.
Ces cartes Visa intègrent une assurance voyage entièrement gratuite.
« Il s’agit là d’un avantage majeur, d’une véritable opportunité que nos clients auraient tout intérêt à saisir », a déclaré M.Adiffon.
En lançant ces cartes Visa, Sunu Bank Togo confirme son ambition de se positionner comme banque innovante, proche de sa clientèle et capable d’accompagner particuliers et professionnels dans leurs projets, tout en contribuant à la digitalisation des services financiers et à la modernisation du secteur bancaire au Togo et dans l’espace UEMOA.
Nicole MLAGA

La décision de la Cour de justice de l’UEMOA déclarant illégales les sanctions économiques et financières imposées au Mali en 2022 continue de susciter des réactions dans les cercles intellectuels et politiques ouest-africains. Parmi elles, celle de l’économiste togolais Prof. Kako Nubukpo, ancien ministre et ancien commissaire de l’UEMOA, se distingue par sa portée critique et rétrospective.
Dans une publication diffusée sur LinkedIn, Kako Nubukpo rappelle avoir dénoncé, dès janvier 2022, des mesures qu’il jugeait contraires aux textes communautaires. « Ces sanctions violaient les textes mêmes de l’UEMOA et de sa banque centrale, la BCEAO », écrit-il, estimant qu’une union économique et monétaire ne saurait instrumentaliser ses leviers financiers à des fins politiques sans en payer le prix institutionnel.
Pour l’économiste, l’arrêt rendu quatre ans plus tard par la Cour vient confirmer une dérive qu’il qualifie implicitement de dangereuse pour la crédibilité de l’Union. « Une union économique et monétaire qui aspire à la prospérité durable de ses citoyens ne devrait pas utiliser sa banque centrale comme un instrument de règlements de comptes politiques », souligne-t-il, évoquant un risque d’affaiblissement de l’indépendance et de la légitimité de la BCEAO.
S’il regrette l’absence de rétroactivité de la décision – « on ne peut pas réanimer les morts », écrit-il – Kako Nubukpo insiste sur la portée symbolique et politique du jugement. Il salue également les pays qui, selon lui, avaient refusé d’appliquer ces sanctions, citant explicitement le Burkina Faso et le Togo.
« L’histoire parle avec calme », conclut-il, voyant dans cette décision judiciaire une illustration de sa conviction : « l’injustice peut gagner du temps, mais elle ne dure jamais ».
avec icilome
L’obtention des informations dans le cadre de cet audit n’a pas été un fleuve tranquille, surtout pour les auditeurs. Ils ont même été victimes des certains esprits retords, tapis au sein du Port Autonome de Lomé, qui ne veulent sûrement pas voir certaines informations au grand jour. On peut comprendre qu’il se passe des choses dans cette société qui échappe à beaucoup de personnes.

Il est clair que des gens au sein du PAL ont des choses à cacher. Plusieurs documents, indiquent les auditeurs, sont restés non obtenus à cause de la réticence de ceux qui sont à même de les fournir.
« Nous avons demandé et n’avons pas obtenu à date les pièces justificatives relatives aux transactions », notamment le grand livre des comptes de caisses pour les trois exercices en version excel pour identifier les grosses dépenses /caisse et l’État de rapprochement bancaire de la banque BANQUE, PAL-RSP pour l’exercice 2019.
En ce qui concerne les revenus du port, les auditeurs n’ont pu avoir dans le temps imparti, les statistiques des navires avec détails des prestations conduisant à la facturation du revenu 2018 2019 2020, statistiques permettant le recalcul des autres types de revenus, situation exhaustive de la facturation des concessionnaires de 2018 2019 et 2020, pièces justificatives et détails des FAE numérisés 2018 2019 2020, comparatif du revenu moyen 3 ans avant et 3 ans après la concession, par activité concédée, statistiques du domaniale pour les exercices avec les détails ayant découler à la facturation 2018 2019 2020, rapprochement entre les factures à établir passés dans en OD dans les comptes de revenu (cumul par journaux) et celles figurant dans les comptes clients, détail de facturation des revenus des prestations diverses manuelles 2018 2019 2020, statistiques détaillées des revenus des prestations diverses manuelles 2018 2019 2020.
De même, les contrats des fournisseurs EIFFAGE GENIE CIVIL – GTA – CEET – NSIA TOGO – MR DOE BRUCE AD – BOLUDA LOME – TOTAL TOGO S.A. – LOGISTRANS – UNIVERS TOUR SERVICES – CAP – TOGO – ETS LA BONNE SEMENCE – System technologies agency – SOCIETE ORIENT MERCHANTS SARL n’ont pas pu être obtenus par les auditeurs.

La Police nationale a annoncé l’interpellation de deux individus soupçonnés de vol de moto et de groupement de malfaiteurs, dans la nuit du 6 au 7 février 2026, dans les quartiers Adamavo et Kagomé à Lomé.
Les mis en cause, identifiés sous les initiales A. Tétévi et D. Yempabe, sont suspectés d’avoir dérobé une moto immatriculée TG 4728 CT au domicile d’un particulier à Adamavo. Le vol avait été commis dans la nuit du 2 au 3 février 2026.
Selon les informations communiquées par la Police nationale lors d’un point de presse, les deux individus opéraient suivant un mode bien rodé : ils s’introduisaient par escalade dans les concessions ciblées avant d’ouvrir, de l’intérieur, les portes des garages pour emporter les engins. C’est grâce au bon fonctionnement des dispositifs de vidéosurveillance installés au domicile de la victime que les enquêteurs ont pu identifier les suspects et procéder à leur arrestation.
L’enquête a également permis d’établir que la moto volée avait été cédée à la somme de 70 000 francs CFA à un ressortissant d’un pays voisin. Ce dernier est actuellement en fuite mais activement recherché par les services de sécurité.
Les deux suspects interpellés seront présentés au parquet afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
La Police nationale a, par ailleurs, rassuré la population quant à sa détermination à assurer la protection des personnes et des biens. Elle appelle les citoyens à faire preuve de vigilance et à renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité afin de démanteler les réseaux criminels qui troublent la quiétude des honnêtes citoyens.

La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) informe ses abonnés de perturbations temporaires de la fourniture d’électricité dans certains quartiers et zones périphériques de Lomé, du mercredi 11 au dimanche 15 février 2026. Ces interruptions s’inscrivent dans le cadre de travaux de maintenance programmés sur les installations électriques, visant à améliorer la qualité et la fiabilité du service.
Selon la CEET, les coupures interviendront entre 7 heures et 13 heures au plus tard, selon les zones concernées.
Le mercredi 11 février, l’électricité sera interrompue de 9h à 13h dans les zones de N’Kafu, Hounkpati, ainsi qu’à Hountigomé et Bon Berger et leurs environs.
Le jeudi 12 février, la coupure est annoncée de 9h à 13h à Hédzranawoé et ses alentours.
Le vendredi 13 février, les quartiers Saint Kizito et la Direction de l’EAMAU seront concernés sur la même tranche horaire.
Le samedi 14 février, les travaux entraîneront une interruption de 7h à 12h dans la zone de Téléssou.
Enfin, le dimanche 15 février, la zone Agoè Assiyéyé sera touchée de 9h à 13h.
La CEET recommande aux usagers de débrancher leurs appareils électriques lors des coupures afin de prévenir d’éventuels dommages liés aux variations de tension au moment du rétablissement du courant. Tout en s’excusant pour les désagréments, la société invite les populations concernées à prendre les dispositions nécessaires pendant cette période de travaux.
La route nationale n°1 (RN1) a de nouveau été le théâtre d’un grave accident de la circulation. Le vendredi 6 février 2026, deux camions semi-remorques sont entrés en collision au niveau du pont de Kaniamboua, dans la commune de Sotouboua 1, préfecture de Sotouboua.
Selon un communiqué conjoint des ministères de la Sécurité, des Transports et des Travaux publics, l’accident s’est produit lors d’un croisement sur l’ouvrage. Le choc a entraîné l’incendie de l’un des véhicules, provoquant d’importants dégâts matériels. Les deux camions ont été sérieusement endommagés, tout comme le pont, dont l’infrastructure a subi des dégradations notables.


La campagne cotonnière 2024-2025 s’est clôturée sur une note mitigée, avec une production totale de 60 403 tonnes de coton-graine et un rendement moyen estimé à 797 kg/ha.
Malgré des conditions climatiques peu favorables et une conjoncture internationale défavorable, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) souligne la résilience des producteurs, tout en reconnaissant que les objectifs initiaux n'ont pas été atteints.
À l’occasion d’une rencontre tenue vendredi à Kara, les acteurs de la filière ont dressé un bilan franc des difficultés rencontrées au cours de la campagne. Trois facteurs majeurs ont été identifiés :
la variabilité accrue des saisons, la flambée des prix des intrants agricoles à l’international, les limites observées dans l’encadrement technique des producteurs. Cette réunion a abouti à l’élaboration d’une feuille de route stratégique, destinée à repositionner la filière sur une trajectoire de croissance durable.
Le redressement de la filière coton s’articulera autour de trois piliers majeurs : un accompagnement de proximité renforcé, pour améliorer la présence sur le terrain et la réactivité technique, une révision des itinéraires techniques, pour adapter les pratiques culturales aux nouvelles réalités climatiques, une structuration plus efficace de la chaîne de production, afin de fluidifier l’accès aux intrants et sécuriser la commercialisation.
L’État soutient également la filière en maintenant les prix d’achat du coton-graine à 300 F CFA/kg et ceux des engrais NPKSB et Urée à 14 000 F CFA le sac, malgré la hausse des cours mondiaux. Un appui jugé crucial pour encourager les producteurs et maintenir leur engagement.
La campagne 2025-2026 s’annonce sous le signe de la reconquête. L’objectif est ambitieux mais jugé réaliste : 110 000 hectares emblavés, une production minimale visée de 93 000 tonnes.
Pour Martin Drevon, Directeur général de la NSCT, il s’agit d’un tournant : « Nous venons d’achever un exercice de vérité et de mobilisation. Les résultats sont en deçà de nos attentes, mais ce n’est pas un échec. C’est un nouveau départ. »
Il insiste sur la nécessité d’une action collective, d’un renforcement de la logistique d’approvisionnement, et surtout d’une coopération étroite avec les producteurs, piliers de la relance du secteur.
Le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu jeudi président de la Banque Africaine de Développement (BAD) avec 76,18 % des voix au troisième tour de scrutin. Il succède au Nigérian Akinwumi Adesina et prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2025 pour un mandat de cinq ans.

Le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu jeudi président de la Banque Africaine de Développement (BAD) avec 76,18 % des voix au troisième tour de scrutin. Il succède au Nigérian Akinwumi Adesina et prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2025 pour un mandat de cinq ans.
Né en 1964 à Mederdra, dans le sud-ouest de la Mauritanie, Sidi Ould Tah est un économiste chevronné. Il est titulaire d'un doctorat en sciences économiques de l'Université de Nice Sophia Antipolis et d'un DEA de l'Université Paris VII. Sa carrière débute à la Banque mauritanienne pour le développement et le commerce (BMDC), avant de rejoindre l'Autorité arabe pour l'investissement et le développement agricole à Khartoum et la Banque islamique de développement en Arabie saoudite.
De retour en Mauritanie, il occupe les fonctions de conseiller à la présidence, puis de ministre de l'Économie et des Finances de 2008 à 2015. En 2015, il est nommé directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il mène une transformation majeure de l'institution, quadruplant son bilan et obtenant une notation AAA.
La présidence de Sidi Ould Tah intervient à un moment crucial pour la BAD. L'institution fait face à des défis financiers importants, notamment la réduction de 555 millions de dollars de l'aide américaine au Fonds africain de développement. Le nouveau président devra mobiliser des ressources alternatives, en particulier auprès des pays du Golfe, pour combler un déficit de financement estimé à plus de 400 milliards de dollars par an pour la transformation structurelle de l'Afrique.
Parmi ses priorités figurent la résilience climatique, la diversification économique, l'inclusion des jeunes et des femmes, ainsi que la mobilisation de financements innovants. Il prévoit également de renforcer l'intégration du secteur informel grâce à des outils technologiques tels que la fintech et la blockchain.
Une vision pour l'avenir
Sidi Ould Tah a exprimé sa volonté de faire de la BAD un catalyseur du développement africain, en alignant ses actions sur l'Agenda 2063 de l'Union africaine et les Objectifs de développement durable. Il entend également renforcer la collaboration avec d'autres institutions financières et les partenaires internationaux pour maximiser l'impact des investissements sur le continent.
Son élection marque une étape importante dans l'histoire de la BAD, qui célèbre cette année son 60e anniversaire. Avec son expérience et sa vision stratégique, Sidi Ould Tah est bien placé pour guider l'institution dans une nouvelle phase de croissance et de transformation au service du développement de l'Afrique.
La deuxième édition de la Semaine nationale des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) a été officiellement lancée mardi à Lomé par Mazamaesso Assih, ministre du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes.

La deuxième édition de la Semaine nationale des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) a été officiellement lancée mardi à Lomé par Mazamaesso Assih, ministre du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes.
L’événement, porté par le Groupement Togolais des TPME (GTPME), vise à renforcer la résilience, l’efficacité et la gouvernance de ces entreprises qui constituent plus de 90 % du tissu entrepreneurial togolais.
Placée sous le thème « Développement et compétitivité des TPME togolaises : construire des solutions pour une croissance durable », cette édition se tient dans les cinq régions du pays. L’objectif est de créer un espace de dialogue, de formation et de valorisation des initiatives locales, tout en instaurant un cadre plus structuré pour faire entendre la voix des petites entreprises.
Pour Koku Vignon Aboki, président du GTPME, cette semaine est bien plus qu’un événement : « C’est notre moment pour construire ensemble des solutions concrètes et durables pour nos entreprises ». Il s’agit, selon lui, d’un appel à la responsabilité collective, dans un environnement économique de plus en plus exigeant.
Parmi les activités phares prévues : la sensibilisation de 500 TPME aux recommandations du Livre Blanc 2024, la mise en lumière de 50 entreprises agroalimentaires innovantes, et des sessions de formation sur la gouvernance entrepreneuriale.
Mazamaesso Assih a souligné l’importance de laisser les acteurs économiques s’approprier les problématiques qu’ils rencontrent au quotidien, tout en saluant les progrès réalisés par les PME locales. « Aujourd’hui, notre jeunesse a besoin de rêver grand. Et pour rêver, il faut des solutions concrètes, un accompagnement de qualité et un cadre structurant », a-t-elle déclaré.
L’État s’engage à poursuivre ses efforts pour faciliter l’accès des TPME à des mécanismes d’inclusion financière, à accompagner la structuration des jeunes entrepreneurs, et à faire de la PME un véritable levier de transformation sociale et économique.
À travers cette initiative, le Togo confirme sa volonté de faire des TPME un pilier de son développement durable. En plus de créer de la richesse, ces entreprises sont appelées à jouer un rôle clé dans l’innovation locale, l’emploi des jeunes, et le dynamisme économique des territoires.
Lomé accueille mardi un forum économique réunissant près de 40 entreprises turques et de nombreux acteurs du secteur privé togolais.

Lomé accueille mardi un forum économique réunissant près de 40 entreprises turques et de nombreux acteurs du secteur privé togolais.
Organisée par le World Cooperation Industries Forum (WCI Forum), cette rencontre marque une étape importante dans le renforcement des relations économiques entre Lomé et Ankara.
Les sociétés turques représentées opèrent dans des secteurs variés : cosmétiques, textile, agriculture, BTP, énergie, agroalimentaire …
Leur présence à Lomé témoigne de l’intérêt croissant des opérateurs turcs pour les opportunités qu’offre le marché togolais.
Ce rencontre se veut plus qu’un simple espace d’échange commercial. Il constitue une plateforme stratégique de rencontres entre décideurs économiques et politiques, visant à stimuler les investissements et diversifier les partenariats bilatéraux.
Il s’inscrit dans la continuité de la rencontre d’Aného en novembre 2024, qui avait déjà réuni une vingtaine d’hommes et femmes d’affaires turcs autour de leurs homologues togolais.
L’ambassadrice de Turquie, Muteber Kılıç, s’est félicitée de la dynamique enclenchée :« Nous avons confiance dans le dialogue qui s’est installé entre la Türkiye et le Togo. L’excellente qualité de nos rapports nous engage à aller toujours plus loin. »
Les chiffres confirment cette montée en puissance : le volume des échanges entre les deux pays est passé de 128 millions de dollars en 2021 à près de 250 millions fin 2024.
En 2023, les importations togolaises depuis la Türkiye ont atteint 135 millions de dollars, principalement en engrais, combustibles et produits alimentaires. Les exportations togolaises, elles, ont représenté 11 millions de dollars, essentiellement en coton, sel et graines oléagineuses.
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, José Kwassi Symenouh, a souligné la complémentarité des deux économies et l’attrait du Togo comme plateforme régionale : « Notre secteur privé dynamique, appuyé par une vision stratégique, est prêt à nouer des partenariats solides. Le Togo est un hub stratégique, avec une Zone Franche compétitive et un climat des affaires en amélioration continue. »
Il a rappelé que le Port autonome de Lomé, seul port en eau profonde de la sous-région, constitue un atout logistique majeur. Le pays bénéficie également d’un écosystème financier robuste, avec la présence de grandes institutions comme la BOAD, la BIDC et Ecobank.
Le Port autonome de Lomé (PAL) continue de s’affirmer comme un pilier logistique stratégique en Afrique de l’Ouest, à en croire Jeune Afrique, qui souligne dans un article paru mardi l’ascension continue de la capitale togolaise en tant que hub régional incontournable.

Le Port autonome de Lomé (PAL) continue de s’affirmer comme un pilier logistique stratégique en Afrique de l’Ouest, à en croire Jeune Afrique, qui souligne dans un article paru mardi l’ascension continue de la capitale togolaise en tant que hub régional incontournable.
Toutefois, un concurrent de taille se profile à l’horizon : le port de Tema, au Ghana, bien décidé à capter une part croissante du marché du transit vers le Sahel.
Classé premier port à conteneurs d’Afrique de l’Ouest et quatrième à l’échelle du continent, le PAL est également la deuxième plateforme de transbordement en Afrique subsaharienne, juste derrière Durban (Afrique du Sud). Il bénéficie d’infrastructures modernes et de processus logistiques avancés : digitalisation poussée, guichet unique pour le commerce extérieur, et surtout une interconnexion efficace avec les douanes des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
« Le port de Lomé est un hub incontournable pour MSC et pour l’Afrique de l’Ouest », a récemment déclaré le patron de MSC Togo, confirmant le rôle central du port dans les flux commerciaux de la sous-région.
Mais face à cette avance, le port de Tema ne reste pas inactif. Moins puissant en termes de tonnage traité, il multiplie cependant les investissements logistiques et s’appuie sur une diplomatie économique proactive pour attirer davantage de flux à destination de l’hinterland sahélien. L’objectif est clair : grignoter les parts de marché de Lomé et devenir à son tour une plateforme incontournable pour les pays enclavés de l’AES.
La compétition entre les deux ports s’inscrit dans un contexte où la logistique est devenue un vecteur clé de souveraineté économique et d’attractivité régionale., souligne Jeune Afrique.
Si seulement 4 à 6 % des flux traités par le PAL sont destinés au marché intérieur togolais, l’essentiel de son activité repose sur le transit régional, avec le Burkina Faso comme client principal.
Face à la montée en puissance de Tema, Lomé devra continuer à innover, à renforcer ses infrastructures, et à fidéliser ses partenaires régionaux. Le défi n’est pas mince, mais le Togo dispose de sérieux atouts pour conserver sa place de leader dans la logistique ouest-africaine.
Le Togo poursuit ses réformes pour une meilleure gestion des finances publiques. Depuis le lundi 26 mai 2025, la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) organise à Aného une série de sensibilisations sur un nouvel outil : le « référentiel de contrôle ».

Le Togo poursuit ses réformes pour une meilleure gestion des finances publiques. Depuis le lundi 26 mai 2025, la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) organise à Aného une série de sensibilisations sur un nouvel outil : le « référentiel de contrôle ».
Ce document a été validé en juillet 2024 avec l’appui de la coopération allemande (GIZ) dans le cadre du projet Bonne Gouvernance Financière (GFG). Il vise à améliorer le travail des contrôleurs financiers sur l’ensemble du territoire, notamment dans le suivi de l’exécution du budget de l’État, des collectivités locales et des établissements publics.
Le référentiel offre une méthode claire et commune pour renforcer la qualité du contrôle, réduire les irrégularités et garantir une utilisation plus efficace des ressources publiques. Il sera présenté à tous les acteurs concernés, y compris la Cour des comptes, l’Inspection générale d’État, l’Inspection des finances, et la Paierie générale.
Pour Aminatou Talabé-Chaibou, représentante de la GIZ (coopération allemande), ce référentiel est « une pierre angulaire de la transparence et de la lutte contre la corruption ».
Enfin, cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de concertation entre les organes de contrôle, établi par décret en 2021, pour coordonner et harmoniser leurs interventions au service d’une gouvernance publique plus rigoureuse.
Cette campagne de sensibilisation se déroule sous la présence attentive de Iyatan Komi Akakpo, directeur national du contrôle financier.
Forte de plus de 100 ans d’existence, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI Togo) continue de jouer un rôle structurant dans le développement économique du pays.

Forte de plus de 100 ans d’existence, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI Togo) continue de jouer un rôle structurant dans le développement économique du pays.
À l’occasion d’une journée portes ouvertes organisée simultanément à Lomé et dans les régions, l’institution a mis en lumière plusieurs de ses réalisations majeures au service du secteur privé togolais.
Parmi les accomplissements phares présentés figure la création de la SAZOF, devenue aujourd’hui l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF).
Née d’une initiative portée par la CCI Togo, cette structure représente un levier stratégique pour l’industrialisation du pays en facilitant l’implantation d’entreprises exportatrices.
Autre initiative emblématique : la genèse de la banque panafricaine Ecobank dans les locaux mêmes de la Chambre.
Fruit de la vision d’acteurs économiques togolais regroupés autour de la CCI, Ecobank est aujourd’hui l’un des plus grands groupes bancaires africains, présent dans plus de 30 pays.
Il constitue un partenaire de poids pour les entreprises togolaises, en leur facilitant l’accès aux financements et aux marchés régionaux et internationaux.
« Ces deux exemples illustrent avec force la capacité de la CCI Togo à anticiper les besoins du secteur privé et à impulser des dynamiques de croissance qui dépassent nos frontières », a déclaré José Kwassi Symenouh, président de la CCI.
En plus de son rôle historique, la Chambre reste un acteur clé de l’appui aux entreprises, à travers des services de conseil, la diffusion d’informations économiques, la gestion d’équipements collectifs, ou encore la formation et le renforcement des capacités humaines.
Selon ses responsables, la CCI Togo a su évoluer avec son temps, se restructurant pour répondre aux mutations économiques tout en restant fidèle à sa mission première : représenter, accompagner et défendre les intérêts du secteur privé togolais dans toute sa diversité.
« La CCI Togo n’est pas qu’un fichier d’entreprises. Elle incarne une vision économique, structurante et inclusive pour le développement du pays », a conclu M. Symenouh.
L’accès au financement reste l’un des principaux obstacles à la croissance des PME/PM.

L’accès au financement reste l’un des principaux obstacles à la croissance des PME/PM.
Face à cette réalité, l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF) a lancé une initiative de renforcement de capacités en direction des jeunes entrepreneurs.
Objectif : leur permettre de mieux comprendre les critères d’accès au crédit, les procédures des institutions financières et les nouvelles opportunités offertes par les mécanismes émergents comme le financement participatif ou les fintechs.
« Face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs au Togo en matière de financement, l’ANPGF reste fidèle à sa mission d’accompagnement », a souligné la directrice générale, Naka Gnassingbé de Souza.
L’initiative prévoit des formations sur la rédaction de plans d’affaires solides, la gestion financière, la communication stratégique, ou encore les techniques de négociation.
L’enjeu est de rendre les porteurs de projets plus crédibles et compétitifs face aux bailleurs et investisseurs.
En plus de l’accompagnement technique, l’agence entend faciliter la mise en relation avec les sources de financement, afin de renforcer l’inclusion financière et d’accélérer la croissance des entreprises locales.
La Conférence de l’Union Africaine sur la gestion de la dette publique s’es achevée mercredi à Lomé.

La Conférence de l’Union Africaine sur la gestion de la dette publique s’es achevée mercredi à Lomé.
Dans son discours de clôture, le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a qualifié cette rencontre d’« historique », soulignant son rôle déterminant dans la démystification de la dette africaine et la reformulation des stratégies pour un avenir économique plus robuste.
Organisée sous l’égide de l’Union Africaine (UA), la conférence de Lomé a réuni ministres, experts financiers et représentants d’institutions internationales pour aborder l’un des défis majeurs du continent : l’endettement. Longtemps perçu comme une « honte » pour l’Afrique, le fardeau de la dette a été analysé sous un nouvel angle.
Selon M. Barcola, les débats ont démontré que la responsabilité de l’Afrique dans cette problématique est minime, les contraintes majeures étant largement imposées de l’extérieur.
Les discussions ont permis d’identifier deux types de contraintes :
Internes : Chaque pays africain doit assainir son cadre macroéconomique, renforcer sa consolidation budgétaire et améliorer sa gouvernance. Cependant, le ministre a noté que ces défis sont en voie d’être surmontés, grâce aux efforts des États. Externes : La véritable entrave réside dans l’architecture financière internationale, qui impose des conditions de crédit coûteuses et limite l’accès à des ressources concessionnelles. Les institutions financières régionales, bien que perfectibles, doivent également être renforcées pour mobiliser des financements adaptés. Une ambition collective : réformer l’architecture financière mondiale
La conférence a abouti à une conclusion unanime : sans une réforme profonde de l’architecture financière internationale, l’Afrique ne pourra pleinement tirer parti de ses ressources internes et de son potentiel économique.
M. Barcola a insisté sur la nécessité de porter cette revendication auprès du G20, du FMI et de la Banque mondiale, afin de réduire les coûts prohibitifs des crédits et de promouvoir une « dette saine » pour le développement durable du continent.
Pour concrétiser cet engagement, les participants ont mandaté l’Union Africaine pour poursuivre ses efforts et organiser une nouvelle réunion en 2026, afin d’évaluer les progrès réalisés à partir des recommandations de Lomé.
Cette démarche vise à éviter que la conférence ne reste un « sommet de trop », mais devienne un jalon concret vers des solutions durables.
Le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, a été au cœur des discussions. Son discours d’ouverture, salué comme « historique », a donné des orientations claires pour la gestion de la dette.
La conférence a adopté une motion spéciale de félicitation à son égard, le désignant comme le porte-voix de l’Afrique pour défendre cette cause auprès de ses pairs et des partenaires internationaux.
« Son Excellence se fera un devoir et un honneur de porter la voix de l’Afrique », a assuré M. Barcola, soulignant l’engagement du président Gnassingbé à promouvoir des mécanismes innovants pour alléger le fardeau de la dette.
Cette mission sera relayée lors des prochaines conférences des chefs d’État de l’UA, avec un soutien actif de la Commission de l’Union Africaine.
Le ministre a exprimé sa gratitude aux partenaires ayant rendu possible cet événement, notamment l’Allemagne et le système des Nations Unies, pour leur soutien logistique et financier. Il a également salué la couverture médiatique de qualité assurée par la presse, qui a contribué à amplifier l’impact de la conférence.
Dans une interview accordée aux journalistes à l’issue de la rencontre, M. Barcola a réitéré l’importance des conclusions de Lomé.
Il a appelé à une mobilisation collective pour soutenir les institutions financières régionales et exiger des partenaires internationaux une révision des mécanismes de financement, afin que l’Afrique puisse bénéficier de ressources abordables et adaptées à ses besoins.
Vers un avenir économique prometteur
La conférence de Lomé marque un tournant dans la manière dont l’Afrique aborde la question de la dette. En démystifiant ce défi et en posant les bases d’une réforme mondiale, elle ouvre la voie à une gestion plus souveraine et durable des finances publiques.
Avec le leadership du Togo et l’engagement de l’Union Africaine, l’Afrique se positionne pour inverser la tendance et devenir un acteur de premier plan dans l’économie mondiale.
Comme l’a conclu M. Barcola, « l’Afrique a les ressources humaines et naturelles pour réussir. Il ne reste qu’à régler la question de l’architecture financière internationale pour que nous puissions pleinement réaliser notre potentiel. »
La déclaration de Lomé, portée par une volonté collective, est un premier pas vers cet avenir ambitieux.

L’économiste togolais Nettey Dodji Koumou, président de l’association « Veille Économique », a tenu à clarifier plusieurs idées reçues autour du Fcfa et du rôle de la France.
Face aux discours anti-français grandissants, il invite à une lecture plus rigoureuse des faits et des chiffres.
M. Koumou estime que la question de la monnaie est trop souvent instrumentalisée à des fins politiques, sans analyse économique sérieuse.
« Si la monnaie était la solution à elle seule, pourquoi des pays comme le Ghana, le Kenya, le Nigeria ou encore l’Algérie – qui ont leur propre monnaie depuis des décennies – restent classés parmi les pays à faible revenu ? », interroge-t-il.
À titre d’exemple, il évoque la situation du Ghana, qui malgré sa monnaie depuis plus de 60 ans, est actuellement le pays le plus endetté de la zone Cédéao.
La réserve de change : un outil au service des États africains
Autre point de discorde : les fameuses réserves de change supposément « captées » par la France. L’économiste rejette cette interprétation. Selon lui, ces fonds, déposés au Trésor français, servent avant tout à garantir les échanges extérieurs des pays africains membres de la zone CFA.
« Ces réserves ne sont pas confisquées par la France. Elles permettent aux opérateurs africains de commercer avec le reste du monde. En moyenne, cela représente 7000 milliards de FCFA de transactions internationales », précise-t-il.
Il rappelle que la zone UEMOA dispose de 32 comptes d’opérations à l’international, répartis dans dix pays et huit devises différentes, dont un à la Réserve fédérale des États-Unis. « Faire croire que la France est le seul dépositaire est faux », affirme-t-il.
En ce qui concerne l’impression de billets, Nettey Dodji Koumou indique que la France imprime non seulement le franc CFA, mais aussi 21 autres monnaies étrangères, y compris celles de pays non francophones comme la Tunisie ou la Zambie.
Pour l’économiste, le débat sur le franc CFA détourne des vrais problèmes structurels du continent. Il appelle à dépasser les slogans populistes : « Ce ne sont pas les symboles qui freinent notre développement, mais nos choix économiques, nos politiques publiques et notre gouvernance ».
En conclusion, Nettey Dodji Koumou plaide pour une discussion apaisée et fondée sur les faits. « L’Afrique doit faire preuve de rigueur et de lucidité, pas d’hostilité mal documentée », insiste-t-il.
Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a reçu mardi une délégation de la Banque mondiale, composée de Ousmane Diagana, vice-président Afrique de l’Ouest et du Centre, Indermit Gill économiste en chef, et Ethiopis Tafara, SFI-Afrique.

Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a reçu mardi une délégation de la Banque mondiale, composée de Ousmane Diagana, vice-président Afrique de l’Ouest et du Centre, Indermit Gill économiste en chef, et Ethiopis Tafara, SFI-Afrique.
Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat stratégique entre le Togo et la Banque mondiale, avec un accent mis sur les investissements privés, l’efficacité de l’administration et les investissements sociaux. Le Président du Conseil a partagé sa vision pour une croissance économique soutenue, axée sur l’inclusion et la durabilité.
Indermit Gill s’est déclaré « optimiste » sur les perspectives de croissance du Togo, estimant que l’économie peut dépasser les 6 à 7 %. De son côté, Ethiopis Tafara a annoncé un appui renforcé de la Société financière internationale dans les secteurs de l’agriculture, du numérique, du financement des PME et des infrastructures logistiques.
La 9ᵉ édition de l’African Business and Social Responsibility Forum se tiendra du 1er au 2 octobre 2025 à Lomé.

La 9ᵉ édition de l’African Business and Social Responsibility Forum se tiendra du 1er au 2 octobre 2025 à Lomé.
Cette rencontre panafricaine mettra à l’honneur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) comme levier de transformation durable sur le continent.
L’événement réunira entreprises, start-up, institutions financières, organisations internationales et gouvernements autour de la promotion de bonnes pratiques sociétales. Objectif : démontrer l’importance stratégique de la RSE, encourager les synergies et valoriser les projets innovants à fort impact social.
Plusieurs figures économiques de haut niveau sont attendues, dont Félix Edoh Amenounvé (BRVM), Sidi Ould Tah (BADEA) et Ameenah Gurib-Fakim, ancienne présidente de Maurice.
Le forum entend stimuler une dynamique durable en Afrique en plaçant l’engagement sociétal au cœur des stratégies d’entreprise.
Un atelier régional consacré à l’évaluation d’impact des projets de développement financés par la Banque mondiale s’est ouvert lundi à Lomé.

Un atelier régional consacré à l’évaluation d’impact des projets de développement financés par la Banque mondiale s’est ouvert lundi à Lomé.
Baptisée Africa Leads, cette rencontre rassemble experts du développement, décideurs politiques et chercheurs venus d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Pendant trois jours, les participants débattront des meilleures pratiques dans les secteurs clés comme la santé, l’éducation, l’agriculture ou encore l’économie numérique.
Africa Leads est une initiative phare de la Banque mondiale visant à intégrer des données probantes de haute qualité dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a salué l’engagement du Togo en matière d’évaluation d’impact, un outil essentiel pour orienter les politiques publiques et optimiser les dépenses dans un contexte de ressources limitées.
Kodjo Adédzé a souligné l’importance de renforcer la qualité et l’efficience des projets, notamment à travers le suivi-évaluation, au cœur de la Feuille de route gouvernementale 2025.
L’événement marque une étape clé dans la responsabilisation des États africains face aux défis de développement durable.
L’évaluation d’impact est une méthode rigoureuse utilisée pour mesurer les effets réels d’un projet ou d’une politique publique sur les bénéficiaires ou l’environnement ciblé. Contrairement à un simple suivi des activités ou des résultats, elle cherche à répondre à une question fondamentale : « Le projet a-t-il réellement produit les changements attendus, et dans quelle mesure peut-on lui attribuer ces résultats ? »
Le processus de certification des produits locaux, piloté par le Comité togolais d'agrément (COTAG), commence à porter ses fruits. Lancé en 2024, ce dispositif vise à renforcer la qualité des produits et leur compétitivité sur le marché national et international.

Le processus de certification des produits locaux, piloté par le Comité togolais d'agrément (COTAG), commence à porter ses fruits. Lancé en 2024, ce dispositif vise à renforcer la qualité des produits et leur compétitivité sur le marché national et international.
Selon Koffi Lakoussan, directeur général du COTAG, une douzaine d'entreprises togolaises ont déjà fait certifier leurs produits, notamment dans le secteur agroalimentaire. Parmi les produits certifiés figurent des jus, des liqueurs traditionnelles telles que le Sodabi, le Tchoukoutchou et le Tchakpalo, mais aussi des denrées comme le fonio, la farine, les cossettes et l'amidon de manioc.
Ces produits portent désormais la marque TGN, symbole de conformité aux normes de qualité nationales. Cependant, comme le précise M. Lakoussan, cette certification ne s'applique qu'aux produits issus d'entreprises spécifiquement engagées dans la démarche de certification.
Pour l'année 2025, douze nouvelles entreprises sont en cours d'accompagnement pour obtenir une double certification : nationale (TGN) et africaine. Les produits concernés sont le riz blanc, le miel et la farine de maïs.
La certification, rappelle le directeur du COTAG, repose sur un processus rigoureux de vérification de la conformité à des normes ou à un cahier de charges. Seuls les produits respectant les exigences requises obtiennent le label ou la marque de qualité. Dans le cas contraire, les entreprises sont orientées vers des actions correctives.
Le COTAG, seul organisme de certification au Togo, a été créé pour pallier les déficiences en matière de normalisation dans les secteurs de la production, de la transformation et de l'artisanat. L'objectif est de permettre aux produits togolais d'accéder plus facilement aux marchés régionaux et internationaux.
Concernant les coûts, ils varient en fonction de la nature de l'entreprise, mais restent abordables grâce au soutien du gouvernement et de partenaires techniques et financiers. "Le Togo propose aujourd'hui les coûts de certification les plus bas de la région", a affirmé M. Lakoussan.
Avec ce dispositif, le Togo affirme sa volonté de promouvoir des standards de qualité dans ses filières productives et de soutenir le tissu entrepreneurial national.
Le gouvernement veut doubler cette année la part des recettes minières dans le budget national, en passant de 1 % en 2023 à 2 % en 2024.

Le gouvernement veut doubler cette année la part des recettes minières dans le budget national, en passant de 1 % en 2023 à 2 % en 2024.
Pour atteindre cet objectif, les services compétents prévoient de renforcer les inspections des carrières, mines et unités de transformation à travers le pays.
Après avoir contrôlé 19 sites en 2023, l’administration minière prévoit d’en inspecter 49 cette année, dont 29 dans la région maritime, 8 dans la Kara, 5 dans les Plateaux et la Centrale, et 2 dans la région des Savanes. Lomé-Commune, qui n’avait connu aucune inspection l’année précédente, est également concernée.
Ces inspections visent à s’assurer que les exploitants respectent les normes prévues dans le Code minier en matière de production, de chiffres d’affaires, d’hygiène, de sécurité, et de protection de l’environnement.
En 2023, la région maritime avait concentré l’essentiel des contrôles (11 sites), suivie de la Kara (4), des Plateaux et de la Centrale (2 sites chacune), tandis que Lomé et les Savanes étaient restées en dehors du processus.
À Datcha, dans la région des Plateaux, l’industrie textile signe son grand retour. L’usine locale, exploitée par Bernart Afrique, a été officiellement inaugurée vendredi.

À Datcha, dans la région des Plateaux (150km de Lomé), l’industrie textile signe son grand retour. L’usine locale, exploitée par Bernart Afrique, a été officiellement inaugurée vendredi.
Opérationnelle depuis quelques mois, l'ex-Togotex tourne désormais à plein régime, avec une production déjà forte de 60 000 articles, allant des tenues militaires aux uniformes professionnels et civils. Avec plus de 200 employés directs et des centaines d’emplois indirects générés, cette relance industrielle représente un signal fort pour l’économie locale et nationale.
Pour le gouvernement, la renaissance de l’usine de Datcha symbolise un tournant dans la stratégie d’industrialisation du pays. « Cette unité est le symbole du renouveau industriel togolais. À travers notre stratégie d'industrialisation, nous créons les conditions d'un écosystème propice à l’investissement privé », a déclaré Manuella Modukpè Santos, ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement.
Le Togo ambitionne de faire de l’industrie un véritable moteur de croissance du PIB. La transformation locale, appuyée par une main-d’œuvre spécialisée et qualifiée, est placée au cœur de cette stratégie.
Les autorités rappellent que la réussite de cette dynamique repose sur la stabilité politique et la cohésion sociale, appelant la population à soutenir la vision du chef de l’État pour une croissance durable et inclusive.
La résurrection de l’usine de Datcha confirme ainsi l'engagement du Togo à repositionner son secteur industriel comme levier clé de développement économique.
La 4ᵉ édition du Marché International de l'Artisanat du Togo (MIATO) a ouvert ses portes vendredi à Lomé.

La 4ᵉ édition du Marché International de l'Artisanat du Togo (MIATO) a ouvert ses portes vendredi à Lomé.
Le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, a coupé le ruban inaugural.
Cette année, le Burkina Faso est l’invité d’honneur.
L'événement, qui se tient jusqu'au 4 mai au Centre togolais des expositions et foires (CETEF Togo 2000), réunit des centaines d'artisans venus du Togo, du Burkina Faso et d’autres pays.
Vitrine de l’ingéniosité et de la créativité artisanale, le MIATO 2024 se veut un carrefour de promotion économique, d’échanges culturels et de coopération renforcée au service du développement.
Le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a inauguré mercredi deux unités industrielles installées sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), renforçant ainsi l’ambition du Togo de devenir un pôle industriel régional.

Le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a inauguré mercredi deux unités industrielles installées sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), renforçant ainsi l’ambition du Togo de devenir un pôle industriel régional.
La première, FHC Medica, est une entreprise pharmaceutique déjà en activité depuis octobre 2023. Elle se spécialise dans la fabrication de médicaments essentiels et génériques, notamment les antipaludiques, antibiotiques, antidiabétiques, produits nutraceutiques et traitements pour maladies cardiaques.
Implantée sur une superficie de 7 000 m², FHC Medica emploie une centaine de jeunes Togolais et affiche une capacité annuelle significative : 750 millions de comprimés, 150 millions de gélules et 30 millions de flacons de sirop. L’usine est équipée d’un laboratoire de contrôle qualité pour garantir l’efficacité et la conformité des produits proposés à des prix accessibles.
La deuxième unité, Nutrisource, est une usine de production d’engrais NPK. Dotée d’un outil industriel ultramoderne et flexible, elle peut produire jusqu’à 200 000 tonnes d’engrais par an, avec une capacité de stockage de 60 000 tonnes. L’usine est capable d’adapter les formules aux besoins spécifiques des sols et des cultures, intégrant des micronutriments pour améliorer les rendements agricoles.
L’objectif de Nutrisource est double : satisfaire la demande locale et exporter vers les pays voisins, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire dans la sous-région ouest-africaine.
Le gouvernement voit en ces projets une confirmation de la pertinence de sa stratégie industrielle.
« Le choix du Togo comme destination pour ces deux projets témoigne de l'attractivité de la politique publique de l'État en matière d'investissement », a souligné la ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement, Manuella Modukpè Santos.
Ces nouvelles implantations industrielles viennent renforcer le rôle de la PIA comme levier de création d’emplois et de transformation structurelle de l’économie togolaise.
Située à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, la Plateforme Industrielle d’Adétikopé est un projet structurant lancé officiellement en 2021, fruit d’un partenariat public-privé entre l’État togolais et Arise IIP, un développeur d’infrastructures industrielles panafricain basé aux Emirats arabes unis (EAU).
La PIA couvre une superficie totale de 400 hectares, extensible à plus de 1000 hectares, avec une vocation clairement tournée vers l’industrialisation, la transformation locale des matières premières, et la création massive d’emplois. Elle est pensée comme un écosystème industriel intégré, alliant production, transformation, logistique, stockage et exportation.
Infrastructures et objectifs clés
Zone franche industrielle bénéficiant d’un régime fiscal et douanier incitatif.
Un parc logistique multimodal, avec une connexion directe à la nationale N°1 et au port autonome de Lomé.
Un port sec (dry port) opérationnel, facilitant le dédouanement et la redistribution régionale des marchandises.
Unités de transformation dans le textile, l’agro-industrie (coton, soja, noix de cajou), le bois, les engrais, les produits pharmaceutiques, etc.
Objectif de création de plus de 30 000 emplois directs et indirects.
Depuis lundi, le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, participe à Washington aux Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Depuis lundi, le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, participe à Washington aux Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.
Cet événement bi-annuel, qui réunit les décideurs économiques et financiers du monde entier, constitue une plateforme cruciale pour le Togo, pays bénéficiaire d’une Facilité élargie de crédit (FEC) accordée par le FMI.
Accompagné de sa délégation, le ministre mènera pendant une semaine des discussions stratégiques avec les responsables de ces deux institutions, dans le but de renforcer les partenariats économiques et de soutenir les ambitions de développement du Togo.
Les Assemblées de printemps sont un moment privilégié pour les pays membres du FMI et de la Banque mondiale afin d’échanger sur les enjeux économiques mondiaux et de consolider leurs relations bilatérales avec ces institutions.
Pour le Togo, ce rendez-vous est d’autant plus important que le pays bénéficie depuis plusieurs années du soutien du FMI à travers la Facilité élargie de crédit. Ce mécanisme, conçu pour accompagner les pays à faible revenu confrontés à des besoins prolongés de financement, a permis au Togo de mettre en œuvre des réformes économiques structurelles, de stabiliser ses finances publiques et de promouvoir une croissance inclusive.
Au cours de cette semaine, Essowè Georges Barcola et sa délégation auront un agenda chargé, comprenant des réunions bilatérales avec les hauts responsables du FMI et de la Banque mondiale. Ces discussions porteront sur l’évaluation des progrès réalisés dans le cadre de la FEC, l’identification des priorités pour les prochaines étapes du programme, ainsi que l’exploration de nouvelles opportunités de coopération.
Les échanges aborderont également des thématiques globales, telles que la résilience économique face aux chocs externes, le financement du développement durable et l’accès aux ressources pour les pays en développement.
Le Togo a fait des progrès notables ces dernières années, notamment dans la gestion de ses finances publiques, l’amélioration du climat des affaires et le développement des infrastructures.
Lors des Assemblées, le ministre Barcola aura l’occasion de mettre en avant les avancées du Togo tout en plaidant pour un soutien accru des institutions internationales.
Les discussions pourraient également inclure des questions liées à l’accès aux financements concessionnels, à la mobilisation des ressources domestiques et à l’appui technique pour la mise en œuvre des projets prioritaires du gouvernement togolais, tels que ceux inscrits dans la Feuille de route 2020-2025.
Une opportunité pour renforcer les partenariats
Au-delà des réunions avec le FMI et la Banque mondiale, la présence du Togo à Washington offre une opportunité de dialoguer avec d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux présents lors de cet événement.
Ces interactions sont essentielles pour mobiliser des financements supplémentaires, partager les bonnes pratiques et s’inspirer des expériences d’autres nations. La délégation togolaise cherchera ainsi à consolider les relations avec les bailleurs de fonds et à positionner le Togo comme un partenaire fiable dans la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).
La participation de Essowè Georges Barcola aux Assemblées illustre l’engagement du Togo à s’inscrire dans une dynamique de coopération internationale pour relever ses défis économiques.
Les résultats des discussions menées à Washington auront des implications directes sur la poursuite des réformes, le financement des projets de développement et la capacité du pays à répondre aux attentes de sa population en matière de progrès social et économique.
En somme, cette semaine d’échanges marque une étape importante pour le Togo dans sa quête d’une croissance durable et inclusive. Les conclusions des rencontres avec le FMI, la Banque mondiale et les autres partenaires internationaux devraient permettre de tracer la voie pour les mois à venir, en consolidant les acquis et en ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement du pays.
L’agence de notation S&P Global Ratings a annoncé le 18 avril dernier le relèvement de la note souveraine du Togo, qui passe de ‘B’ à ‘B+’, avec une perspective stable. Ce changement marque une reconnaissance internationale des progrès économiques et budgétaires du pays

L’agence de notation S&P Global Ratings a annoncé le 18 avril dernier le relèvement de la note souveraine du Togo, qui passe de ‘B’ à ‘B+’, avec une perspective stable. Ce changement marque une reconnaissance internationale des progrès économiques et budgétaires du pays.
Selon S&P, la croissance du produit intérieur brut (PIB) du Togo devrait atteindre en moyenne 6 % par an jusqu’en 2028, portée par une consommation dynamique, une inflation maîtrisée et des investissements publics dans les infrastructures clés. La bonne performance du port autonome de Lomé et l’essor de la plateforme industrielle d’Adétikopé sont cités comme moteurs de cette croissance.
Cette amélioration de la note permet au Togo de renforcer sa crédibilité sur les marchés financiers. Elle ouvre la voie à des emprunts à des taux plus avantageux, et témoigne de la confiance des partenaires internationaux dans la capacité du pays à honorer ses engagements.
Sur le plan budgétaire, S&P salue les efforts du gouvernement pour réduire le déficit, passé de 6,7 % du PIB en 2023 à 4,6 % en 2024, avec un objectif de retour à 3 % d’ici 2027. La dette publique, aujourd’hui proche de 60 %, devrait baisser à environ 52 % du PIB en 2028.
S&P souligne toutefois plusieurs défis persistants, notamment le niveau élevé d’informalité de l’économie, la faiblesse du revenu par habitant, et les tensions sécuritaires dans le nord du pays liées à l’instabilité régionale.
Malgré ces fragilités, le relèvement de la note constitue une étape majeure pour le Togo, saluant une politique économique jugée responsable et tournée vers la stabilité à long terme.
Une note souveraine, ou notation souveraine, est une évaluation attribuée par une agence de notation financière (comme S&P Global Ratings, Moody’s ou Fitch Ratings) à un État pour juger sa capacité à rembourser sa dette publique.
La note B+ signifie que le pays est capable de faire face à ses obligations
Elle mesure la solvabilité d’un pays, autrement dit, sa capacité et sa volonté de rembourser ses emprunts dans les délais.
Elle influence la confiance des investisseurs et détermine les conditions d’accès d’un pays aux marchés financiers (taux d’intérêt, facilité d’emprunt, etc.
Les agences comme Standard & Poor’s (S&P) analysent plusieurs critères : stabilité politique, croissance économique, niveau d’endettement, politique budgétaire, capacité à mobiliser les recettes fiscales, risque géopolitique et sécuritaire
La note B+ signifie que le pays est capable de faire face à ses obligations, mais reste vulnérable à un contexte défavorable, comme une crise régionale ou un choc économique.
Cette amélioration indique que les réformes économiques et budgétaires menées commencent à produire des effets positifs et sont reconnues au niveau international.
La note souveraine est un baromètre de confiance. Quand elle monte, cela signifie que les investisseurs peuvent prêter à un pays avec plus de sérénité, souvent à meilleur taux, ce qui réduit le coût de la dette pour l’État.
Le ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements a annoncé la mise en ligne du site web du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN).

Le ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements a annoncé la mise en ligne du site web du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN).
Cet outil vise à rapprocher les services du BRMN des entreprises togolaises, en particulier les PME et PMI, dans une démarche de modernisation, de performance et de compétitivité.
Créé pour appuyer les politiques publiques d’industrialisation et de transformation économique, le BRMN se positionne comme un acteur stratégique de l’écosystème entrepreneurial au Togo.
Sa mission principale : accompagner les entreprises dans leur transformation structurelle, en renforçant leur organisation, en améliorant leur productivité et en facilitant leur alignement aux normes internationales.
Le BRMN met en œuvre le Programme National de Restructuration et de Mise à Niveau (PNRMN), un dispositif gouvernemental structuré qui répond aux défis de la mondialisation, de la transition technologique et de la montée des exigences de qualité sur les marchés régionaux et internationaux.
Ce programme propose un accompagnement technique, managérial et parfois financier, pour permettre aux entreprises de s’adapter aux standards mondiaux, d’améliorer leur gouvernance interne et d’optimiser leurs procédés industriels.
La nouvelle plateforme numérique permet non seulement de centraliser les informations utiles à destination des entreprises et des partenaires, mais aussi de faciliter l’accès aux services de mise à niveau. Elle répond à une logique de transparence, de visibilité et de performance publique.
L’aviculture bat son record, et vise plus haut
En 2024, le Togo a franchi un seuil symbolique dans le secteur de l’aviculture avec plus de 38,6 millions de têtes de volailles produites à l’échelle nationale, selon les données communiquées par le ministère en charge de l’Élevage.

En 2024, le Togo a franchi un seuil symbolique dans le secteur de l’aviculture avec plus de 38,6 millions de têtes de volailles produites à l’échelle nationale, selon les données communiquées par le ministère en charge de l’Élevage.
Ce chiffre marque une progression significative par rapport aux deux années précédentes : 35,7 millions en 2023 et 33,1 millions en 2022.
La région des Plateaux se positionne comme la principale zone avicole du pays, avec 13,1 millions de têtes, soit près de 34 % de la production nationale. Elle est suivie par la région des Savanes avec 8,88 millions (23 %), tandis que la région Maritime ferme la marche avec 4,87 millions de têtes.
Pour l’année 2025, les autorités visent une production supérieure à 41,7 millions de volailles. Un objectif jugé réaliste, soutenu par la mise à disposition de 3 millions de doses de vaccins pour garantir la santé du cheptel aviaire.
Outre la volaille, les efforts porteront également sur la production de petits ruminants. En 2024, le Togo a enregistré une production de 2,24 millions d’ovins et 6,36 millions de caprins. Les prévisions pour 2025 tablent respectivement sur 2,37 millions d’ovins et 6,87 millions de caprins, avec 2 millions de doses de vaccins prévues pour ces espèces.
Le secteur porcin et bovin connaîtra également une dynamique haussière. La production de porcs devrait passer de 1,198 million en 2024 à 1,222 million en 2025, tandis que celle des bovins passera de 483 152 à 487 984 têtes.
Ces chiffres traduisent une volonté claire du gouvernement de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir la croissance du secteur de l’élevage, à travers des mesures sanitaires renforcées, un meilleur accompagnement des éleveurs, et une stratégie de développement durable du cheptel national.
Le Togo a effectué vendredi une nouvelle sortie sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), dans le cadre de la gestion active de sa dette publique et du financement de son développement.

Le Togo a effectué vendredi une nouvelle sortie sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), dans le cadre de la gestion active de sa dette publique et du financement de son développement.
L’opération portait sur une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT), d’une maturité de 182 jours, avec un montant initialement recherché de 20 milliards de francs CFA.
L’opération a été un franc succès. Selon les données publiées par l’agence UMOA-Titres, les soumissions globales ont atteint plus de 71 milliards, soit un taux de couverture de 357,33 %. Ce niveau de mobilisation témoigne de la forte confiance des investisseurs régionaux en la signature togolaise, dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes globales.
Fort de cette demande largement supérieure à ses attentes, le Trésor public togolais a finalement retenu 22 milliards, au-delà de l’objectif initial, optimisant ainsi les conditions d’emprunt tout en respectant son cadre budgétaire.
Les obligations émises portent un taux moyen pondéré jugé compétitif par rapport aux conditions actuelles du marché monétaire régional.
Cette émission s’inscrit dans la stratégie globale du Togo visant à mobiliser des ressources à court terme pour répondre aux besoins de trésorerie de l’État, tout en maintenant une gestion prudente de l’endettement. Les ressources mobilisées serviront à financer des investissements prioritaires et à faire face aux échéances budgétaires immédiates.
Depuis plusieurs années, Lomé s’illustre par sa régularité sur le marché financier régional, avec un taux de succès élevé à chacune de ses levées de fonds. Ce dynamisme est porté par une politique budgétaire jugée disciplinée, une amélioration du climat des affaires et la confiance croissante des investisseurs régionaux.
La participation active des investisseurs à cette opération, malgré les tensions économiques dans certaines zones de l’UEMOA, confirme la solidité du profil macroéconomique du Togo.
Le pays maintient une croissance soutenue, une inflation maîtrisée et poursuit ses réformes structurelles, comme l’a récemment salué le Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de sa mission à Lomé.
Ce succès sur le marché régional renforce la capacité du Togo à mobiliser des financements internes et confirme sa volonté de diversifier ses sources de financement, en tenant compte des conditions les plus avantageuses pour l’État.
L’Office togolais des recettes (OTR) se félicite du bon déroulement de la campagne de collecte de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM).

L’Office togolais des recettes (OTR) se félicite du bon déroulement de la campagne de collecte de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM). Selon les chiffres officiels, l’institution a mobilisé en 2023 un total de 2,75 milliards de Fcfa, soit une hausse de 25 % par rapport aux prévisions initiales fixées à 2,19 milliards.
Cette performance, saluée par les responsables de l’OTR, est attribuée à une meilleure sensibilisation des contribuables ainsi qu’à la mise en place d’outils de facilitation du paiement, notamment une application mobile dédiée.
Instaurée en 2019, la TVM est une taxe annuelle obligatoire.
Pour les motos, elle est acquittée une seule fois et son montant varie en fonction de la cylindrée.
Pour les véhicules, elle est due chaque année. Les fonds collectés sont destinés à soutenir la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) dans ses missions d’entretien du réseau routier.

(Togo Officiel) - Le Togo dispose désormais d’un outil numérique innovant pour faciliter les démarches commerciales. Le ministère en charge du commerce a officiellement lancé, le jeudi 27 mars, le “Togo Trade Portal”, une nouvelle plateforme numérique dédiée à la facilitation des échanges commerciaux.
Dans le cadre du cycle des conférences du 40ème anniversaire de l'Ifri, le programme Amérique du Nord propose un débat sur l'économie américaine, entre son évolution dans les mois à venir, la place qu'elle va prendre dans la campagne pour les élections de novembre 2020 et enfin, les perspectives qu'elle ouvre pour les acteurs économiques français.

Le ministre de l’économie et des finances a présidé la 4ème réunion annuelle du Conseil national du Crédit

L’ économie du Ghana et les politiques de sécurité alimentaire : leçons tirées de l'opération Feed Yourself
Les infrastructures marquent l’Opération Feed Yourself des années 1970
