30 ans de beauté, d’engagement et de tradition

Le concours de beauté Miss Togo fêtera sa 30ᵉ édition le 6 décembre prochain. L’annonce a été faite mercredi à Lomé par Gaspard Baka, président du Comité national Miss Togo, lors d’une rencontre avec la presse.

Le concours de beauté Miss Togo fêtera sa 30ᵉ édition le 6 décembre prochain. L’annonce a été faite mercredi à Lomé par Gaspard Baka, président du Comité national Miss Togo, lors d’une rencontre avec la presse.

« Nous sommes à une édition de maturité », a déclaré mercredi Gaspard Baka, président du Comité Miss Togo.

Pour être candidate, les organisateurs exigent des critères rigoureux : moins de 25 ans, être célibataire, faire preuve d’une grande moralité …

Miss Togo doit être également très engagée dans l’action humanitaire.

Nadiratou Afolabi, la gagnante de l’édition 2024, travaille à un projet de scolarisation des jeunes filles; un autre concerne la salubrité. 

Ce concours est aussi un évènement à impact social.

Un patrimoine commun

Du 19 au 27 juillet 2025, les montagnes escarpées de la préfecture de la Kozah, dans le nord du Togo, vibreront au rythme des Evala, les luttes traditionnelles emblématiques du peuple Kabyè.

Du 19 au 27 juillet 2025, les montagnes escarpées de la préfecture de la Kozah, dans le nord du Togo, vibreront au rythme des Evala, les luttes traditionnelles emblématiques du peuple Kabyè. 

Bien plus qu’une simple compétition physique, cet événement est un rite de passage sacré, une célébration culturelle majeure et une attraction touristique qui attire des visiteurs du monde entier. 

Pendant une semaine, les jeunes hommes Kabyè s’affronteront dans des combats intenses et festifs, sous les regards passionnés de leurs communautés et, souvent, de Faure Gnassingbé, lui-même fier fils du pays Kabyè.

Les Evala ne sont pas qu’un tournoi : elles marquent le passage des jeunes Kabyè, généralement âgés de 18 à 20 ans, de l’adolescence à l’âge adulte. 

Organisées chaque année dans la région de Kara, à environ 450 km au nord de Lomé, ces luttes sont un passage obligatoire pour tout jeune homme Kabyè. 

Le terme « Evala » désigne à la fois l’événement et les initiés, appelés « Evalou », qui doivent faire preuve de force physique, de résilience mentale et d’engagement culturel pour mériter leur place dans la société.

La préparation des Evalou commence des mois à l’avance. Dès janvier, les jeunes lutteurs s’entraînent intensément, participent à des rituels de purification et rendent hommage aux ancêtres à travers des offrandes et des prières. Ces pratiques, ancrées dans des siècles de tradition, reflètent le lien spirituel profond des Kabyè avec leur terre et leur héritage. À l’approche de l’événement, les villages s’animent, impatients de soutenir leurs champions.

Lorsque les Evala débutent, l’ambiance est électrique. Dans différents cantons de la Kozah, comme Pya, Tcharè, Soumdina ou Lassa, les jeunes lutteurs s’affrontent dans des combats individuels intenses. 

Vêtus d’habits traditionnels, souvent ornés de couleurs distinctives (comme le vert pour Lao-Bas ou le blanc pour Lao-Haut), les Evalou déploient force, technique et agilité. 

Chaque combat est une démonstration de courage, les spectateurs encourageant bruyamment les lutteurs qui cherchent à plaquer leur adversaire au sol.

Un Trésor Culturel et Touristique

Les Evala incarnent l’âme du peuple Kabyè, valorisant des principes comme la discipline, la solidarité et le respect des traditions. Les combats symbolisent la capacité d’un jeune homme à protéger sa communauté et à assumer des responsabilités d’adulte, un écho à l’endurance physique nécessaire dans cette région montagneuse et agricole. 

Mais l’attrait des Evala dépasse les frontières du Togo. Leur richesse culturelle, mêlant rituels, spectacles et esprit communautaire, en fait un événement incontournable pour les touristes.

Chaque année, des visiteurs affluent vers la région de Kara pour découvrir ce spectacle authentique, dynamisant l’économie locale à travers les marchés, les stands de spécialités culinaires Kabyè (comme la pâte de sorgho accompagnée de sauces locales) et les expositions culturelles. 

Les Evala s’accompagnent également d’initiatives socio-économiques, telles que des campagnes éducatives ou des vitrines pour les entrepreneurs locaux, renforçant l’impact de l’événement sur le développement régional.

Fier de ses racines Kabyè, Faure Gnassingbé est un habitué des Evala, où sa présence témoigne de l’importance de cet événement pour l’identité nationale.

L’Égypte invitée d’honneur du Festival d’Aného

Du 20 au 23 novembre 2025, la ville d’Aného (préfecture des Lacs), vibrera au rythme des récits, des couleurs et des cultures du monde à l’occasion du Festival international d’histoires d’Aného (Fiha).

Du 20 au 23 novembre 2025, la ville d’Aného (préfecture des Lacs), vibrera au rythme des récits, des couleurs et des cultures du monde à l’occasion du Festival international d’histoires d’Aného (Fiha). 

Cette année, l’Égypte, terre des Pharaons et berceau de l’une des sept merveilles du monde — les pyramides de Gizeh — sera l’invitée d’honneur.

Pour Ahmed Mohamed Eid Moustapha Ahmed, ambassadeur d’Égypte au Togo, cette invitation est un symbole fort d’amitié et de coopération entre les deux pays.

La participation de l’Égypte promet une immersion dans la richesse de son patrimoine historique et culturel, à travers récits, expositions, projections et rencontres.

Outre l’Égypte, deux localités togolaises emblématiques seront mises en lumière lors de cette édition : Bassar, dans la région centrale, célèbre pour ses hauts fourneaux de Bandjéli, témoins d’un savoir-faire métallurgique ancestral  et Afagnan (région maritime) connue pour ses traditions culturelles liées au fleuve Mono et à ses pratiques spirituelles.

Le Fiha 2025 s’annonce comme un rendez-vous de dialogue et de transmission intergénérationnelle, où contes, récits historiques, musiques et danses traditionnelles permettront au public de voyager au cœur des civilisations africaines et d’ailleurs.

Le Palais de Lomé vous invite à découvrir le monde des abeilles

Ce samedi 24 mai 2025, de 9h à 12h, le Palais de Lomé ouvre ses portes aux passionnés de nature pour une matinée découverte dédiée à l’univers des abeilles. L’événement s’annonce riche en enseignements et en émerveillement pour petits et grands.

Ce samedi 24 mai 2025, de 9h à 12h, le Palais de Lomé ouvre ses portes aux passionnés de nature pour une matinée découverte dédiée à l’univers des abeilles. L’événement s’annonce riche en enseignements et en émerveillement pour petits et grands.

Au programme : exploration du rôle vital des abeilles dans les écosystèmes, observation de la ruche, et échanges pédagogiques autour de la biodiversité, de la pollinisation et de la production du miel. Une occasion unique d’en apprendre davantage sur ces insectes essentiels à la vie et pourtant souvent menacés.

Tarifs et informations pratiques 2500 FCFA pour les adultes

1000 FCFA pour les enfants

Pour prolonger l’expérience, une option pique-nique est proposée. Toutefois, les participants devront apporter leur propre nourriture et matériel. Un supplément de 500 FCFA par personne est requis pour cette formule.

Cette initiative s’inscrit dans la mission éducative et environnementale du Palais de Lomé, qui multiplie les actions de sensibilisation autour de la faune et la flore locales.

Parents, enseignants, curieux ou amoureux de la nature : ne manquez pas cette immersion unique dans le monde des abeilles, aussi mystérieux que fondamental pour notre planète.

Les abeilles ne sont pas seulement des insectes productrices de miel : elles sont au cœur d’un système écologique vital, jouant un rôle central dans la pollinisation, la biodiversité et l’équilibre alimentaire mondial.

Engagement en faveur du multilatéralisme

Le lauréat de l’édition 2024 du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l’UNESCO est António Luís Santos da Costa, ancien Premier ministre du Portugal et actuel président du Conseil européen.

Le lauréat de l’édition 2024 du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l’UNESCO est António Luís Santos da Costa, ancien Premier ministre du Portugal et actuel président du Conseil européen.

La cérémonie de remise du prix s’est tenue le 22 mai 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en présence du président ivoirien Alassane Ouattara, de la directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay, et de plusieurs dirigeants africains parmi lesquels le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.

António Costa a été distingué pour son engagement en faveur du multilatéralisme, du dialogue et du développement durable. En recevant le prix, il a annoncé faire don de la dotation financière au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), afin de soutenir les programmes éducatifs destinés aux réfugiés soudanais .

Un prix spécial a également été attribué à la Fundación de Desarrollo Social Afroecuatoriana AZÚCAR, dirigée par Sonia Viveros, en reconnaissance de son action en faveur des droits des Afro-descendants en Amérique latine et de son engagement pour une société plus inclusive et équitable

Le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la Recherche de la Paix est une distinction internationale créée en 1989 par l'UNESCO, visant à honorer des personnes vivantes, institutions ou organisations ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, conformément à la Charte des Nations Unies et à l'Acte constitutif de l'UNESCO .

La délégation togolaise menée par Faure Gnassingbé comprenait également Gilbert Bawara, le ministre de la Réforme du Service public, du Travail et du Dialogue social, et Pascal Bodjona, ministre à la Présidence du Conseil.

Le Togo expose son identité architecturale à la Biennale de Venise

C’est une première : le Togo participe cette année à la 19ᵉ édition de la Biennale internationale d’architecture de Venise, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux de la création architecturale.

C’est une première : le Togo participe cette année à la 19ᵉ édition de la Biennale internationale d’architecture de Venise, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux de la création architecturale. 

Portée par Sonia Lawson, directrice fondatrice du Palais de Lomé, cette initiative marque un tournant pour la visibilité culturelle et patrimoniale du pays sur la scène internationale.

Placée sous le thème « The Laboratory of the Future », la Biennale 2025 met en lumière des visions architecturales tournées vers l’avenir. Le pavillon togolais, lui, propose une immersion dans l’architecture vernaculaire du pays, tout en valorisant les innovations contemporaines des créateurs et architectes togolais.

Ce projet ambitieux, conçu comme un dialogue entre passé et futur, questionne le rôle de l’architecture dans la durabilité, la résilience des territoires et la transmission des savoirs. Il explore comment les formes, matériaux et techniques traditionnelles peuvent inspirer les villes de demain.

« Il s’agit de montrer que le Togo a une voix, une vision, et un savoir-faire à partager avec le monde », a déclaré Sonia Lawson sur le plateau de TV5 Monde, venue présenter cette participation inédite.

Une diplomatie culturelle en action

La Biennale de Venise, fondée en 1980, rassemble tous les deux ans les figures majeures de l’architecture mondiale. Chaque pays y présente son pavillon national, dans les Giardini, à l’Arsenale ou à travers la ville, autour d’un thème commun. C’est un lieu de débats, d’expérimentations et de visions prospectives sur les défis urbains et environnementaux du XXIe siècle.

En y prenant part pour la première fois, le Togo affirme sa volonté de faire de la culture et du patrimoine un levier d’influence et de rayonnement. L’objectif est double : valoriser son identité architecturale unique, et encourager les jeunes talents togolais à s’inscrire dans une dynamique de création à l’échelle mondiale.

Breaking, vibes et passion

La danse n’est plus un simple passe-temps au Togo. Elle devient un levier d’avenir, un terrain d’expression, un moteur de transformation. Et cette année, Lomé se prépare à vibrer au rythme d’un événement hors norme : le All Star Battle International, festival majeur des danses urbaines.

La danse n’est plus un simple passe-temps au Togo. Elle devient un levier d’avenir, un terrain d’expression, un moteur de transformation.

Et cette année, Lomé se prépare à vibrer au rythme d’un événement hors norme : le All Star Battle International, festival majeur des danses urbaines, organisé par No Limit Crew Association, avec le soutien déterminé de la Fédération Togolaise de Danse (FTD).

Pendant neuf jours intenses, Lomé devient le quartier général de la danse hip-hop en Afrique. Battles épiques, ateliers, spectacles, shows enflammés… 2000 festivaliers, venus d’Afrique, d’Europe et des Caraïbes, convergent vers la capitale togolaise pour célébrer la culture urbaine dans toute sa richesse.

Au cœur de l’événement : le Breaking, discipline désormais olympique, qui explose en créativité, en technicité et en énergie brute. Plus de 70 danseurs, parmi les meilleurs du continent, de France ou encore de Martinique, s’affronteront dans des joutes spectaculaires où chaque mouvement compte.

En apportant son appui à cette initiative, la FTD envoie un signal fort : la danse est une discipline sérieuse, porteuse de formation, de débouchés professionnels et d’impact social. Elle mobilise les jeunes, les rassemble et leur donne les moyens d’exister artistiquement — et économiquement.

Lomé ne se contente plus d’accueillir, elle s’impose comme un carrefour incontournable de la culture urbaine en Afrique. Ce festival, bien plus qu’un événement artistique, devient une plateforme de rayonnement, un espace d’échanges culturels et une vitrine du talent togolais.

Culture, jeunesse et ambition

Avec ce soutien stratégique, la FTD affirme sa volonté de structurer l’écosystème de la danse, d’en faire un levier d’émancipation pour la jeunesse et de porter haut les couleurs des industries culturelles togolaises.

Le All Star Battle International, c’est du style, du rythme, de l’impact. C’est Lomé qui danse, le Togo qui avance.

L'art pour réveiller les consciences

Lomé accueille depuis lundi des ateliers d’arts plastiques internationaux en amont du festival Émomé ART, prévu du 30 juin au 6 juillet 2025.

Lomé accueille depuis lundi des ateliers d’arts plastiques internationaux en amont du festival Émomé ART, prévu du 30 juin au 6 juillet 2025.

Venus de France, d’Allemagne et du Togo, des artistes plasticiens unissent leurs talents autour d’un thème fort : l’art et la biodiversité.

Ces premiers ateliers, ouverts également aux enfants, offrent une introduction ludique au dessin et à la peinture, tout en sensibilisant le jeune public à la protection de l’environnement. Une manière concrète d’initier les plus jeunes à la créativité engagée, en lien avec leur cadre de vie.

Le festival Émomé ART, lancé en 2016, se distingue par sa volonté de démocratiser l’art. Gratuit et itinérant, il transforme chaque année les rues de Lomé, Kpalimé, Tsévié ou encore Kpimé Séva en scènes d’expression libre. L’édition 2025 promet d’être un moment fort de création, de dialogue interculturel et d’action éducative.

Au programme : performances artistiques en plein air, expositions, résidences d’artistes, conférences, et rencontres citoyennes. L’ambition affichée par le promoteur Ras Sankara est claire : faire de Lomé, tout au long du mois de juin, un véritable laboratoire artistique ouvert à tous.

Plus qu’un festival, Émomé ART est une plateforme d’engagement artistique et social. À travers l’art, il questionne les normes, invite à la rencontre et affirme l’urgence de préserver la biodiversité.

Koutamakou : un trésor menacé par le temps et l’oubli

Le site de Koutamakou, situé au nord-est du Togo et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, fait face à une dégradation continue préoccupante. Mercredi, l’organisation onusienne a tiré la sonnette d’alarme sur l’état de conservation des célèbres Tata tamberma, ces habitations fortifiées en terre crue, symboles d’un savoir-faire ancestral.

Le site de Koutamakou, situé au nord-est du Togo et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, fait face à une dégradation continue préoccupante. Mercredi, l’organisation onusienne a tiré la sonnette d’alarme sur l’état de conservation des célèbres Tata tamberma, ces habitations fortifiées en terre crue, symboles d’un savoir-faire ancestral.

Menacées par l’érosion, l’abandon et l’évolution des modes de vie, ces structures emblématiques perdent peu à peu leur solidité et leur rôle rituel. Face à cette situation, un programme de restauration durable a été lancé grâce au soutien de l’UNESCO et du gouvernement norvégien.

Au-delà de la réhabilitation physique, l’accent est mis sur la transmission des savoirs traditionnels. Des formations sont dispensées aux artisans locaux, chefs de village et jeunes du milieu, afin d’assurer la continuité culturelle et l’entretien autonome du patrimoine.

Pour Moussa Wele, responsable de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, Koutamakou incarne une « valeur universelle exceptionnelle » qu’il est urgent de protéger. L’initiative actuelle vise également à encourager un tourisme responsable et à renforcer l’identité culturelle des communautés locales.

Ce projet exemplaire illustre l’importance de l’action collective, de la coopération internationale et de l’implication communautaire pour préserver les richesses patrimoniales africaines menacées.

Le Togo célèbre son patrimoine architectural au cœur de la Mostra

Pour la première fois, le Togo prend part à la prestigieuse Mostra internationale d’architecture de Venise, l’un des événements les plus influents de la scène architecturale mondiale.

Pour la première fois, le Togo prend part à la prestigieuse Mostra internationale d’architecture de Venise, l’un des événements les plus influents de la scène architecturale mondiale.

Cette entrée est portée par Sonia Lawson, directrice fondatrice du Palais de Lomé et commanditaire du Pavillon du Togo, qui a souhaité faire rayonner l’identité architecturale et culturelle du pays sur la scène internationale.

La participation togolaise à cette 18ᵉ Biennale, placée sous le thème « The Laboratory of the Future », met en avant le patrimoine bâti du pays, les savoir-faire vernaculaires, mais aussi les perspectives contemporaines et les innovations portées par des architectes et créateurs togolais. À travers une exposition immersive, le pavillon explore comment l’architecture togolaise, entre tradition et modernité, peut servir de levier pour la durabilité, la résilience et la réappropriation culturelle.

En marge de l’exposition, une série de conférences est organisée du 8 au 10 mai sur le site du pavillon togolais. Parmi les temps forts, une table ronde abordera le thème : « L’architecture comme outil de restauration du passé et de construction d’identité ». Cette rencontre réunira des architectes, chercheurs et artistes pour interroger le rôle de l’espace bâti dans la mémoire collective, la transmission culturelle et la définition de soi à travers les territoires.

Créée en 1980, la Biennale d’architecture de Venise (Mostra Internazionale di Architettura) est un rendez-vous biennal qui réunit les plus grands noms de l’architecture, des urbanistes, des institutions culturelles et des États du monde entier. Chaque pays y présente un pavillon national au sein des Giardini, de l’Arsenale ou dans d’autres espaces de la ville, sur un thème imposé par le commissaire général de l’édition.

C’est une plateforme d’échange et de prospective où se confrontent visions, techniques et expérimentations architecturales sur les grands défis urbains, environnementaux et sociaux de notre époque.

Un tournant pour la diplomatie culturelle togolaise

Avec cette première participation, le Togo affirme sa volonté d’ancrer sa diplomatie culturelle dans les grands événements internationaux. L’objectif est clair : faire connaître la richesse et la singularité de son patrimoine architectural, encourager les jeunes créateurs togolais, et renforcer les échanges entre le pays et le reste du monde.

Comme l’a souligné Sonia Lawson, « le Togo a une voix à faire entendre dans la conversation mondiale sur l’architecture. Ce pavillon est un pas décisif vers une reconnaissance de notre vision, de notre histoire et de notre avenir urbain. »

Festival Baska : la culture togolaise à l’honneur dans la Kara

La ville de Bassar, dans la région de la Kara, accueillera du 18 au 20 avril l’édition 2025 du Festival Baska, un rendez-vous culturel majeur en Afrique de l’Oues

La ville de Bassar, dans la région de la Kara, accueillera du 18 au 20 avril l’édition 2025 du Festival Baska, un rendez-vous culturel majeur en Afrique de l’Ouest.

Placé sous le thème « Sauvegarde de l’héritage culturel, gage du développement socioculturel et économique de nos localités », l’événement mettra à l’honneur les traditions togolaises dans toute leur richesse.

Durant trois jours, Bassar deviendra un haut lieu de rencontres artistiques et culturelles. Le programme prévoit des expositions artisanales, une foire gastronomique, des prestations musicales et théâtrales, ainsi que des concours de savoir-faire traditionnels.

Le festival entend promouvoir la culture comme moteur de développement local, en soutenant les artisans, en valorisant le patrimoine immatériel et en attirant touristes et chercheurs autour des traditions du terroir.

Deux soirées magiques au Palais de Lomé

À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Togo, le Palais de Lomé prépare deux soirées grandioses les 26 et 27 avril. Le public est invité à vivre une expérience artistique immersive mêlant technologie, culture et poésie, dans l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale.

À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Togo, le Palais de Lomé prépare deux soirées grandioses les 26 et 27 avril. Le public est invité à vivre une expérience artistique immersive mêlant technologie, culture et poésie, dans l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale.

Au programme : un spectacle de projection numérique sur les façades du Palais, sublimées par un vidéo-mapping spectaculaire accompagné d’une musique envoûtante. Cette création visuelle et sonore rendra hommage au riche patrimoine togolais, en croisant légendes, symboles et récits contemporains. Entre tradition et modernité, des conteurs et slammeurs togolais viendront prêter leur voix pour porter ce voyage narratif inédit.

Les festivités auront lieu à la fois dans le parc et à l’intérieur du Palais, offrant une déambulation libre ponctuée d’installations artistiques et lumineuses. Ce moment fort de la célébration nationale vise à rassembler toutes les générations autour d’une œuvre collective célébrant l’identité togolaise.

Un monument réinventé

Ancien palais des gouverneurs sous la colonisation, puis résidence présidentielle, le Palais de Lomé a été réhabilité et ouvert au public en 2019 comme centre culturel et artistique. Situé dans un vaste parc de 10 hectares face à l’océan Atlantique, il est devenu un symbole de renouveau et de valorisation du patrimoine togolais. Il accueille désormais des expositions, concerts, conférences et résidences d’artistes.

Avec cet événement exceptionnel, le Palais s’affirme plus que jamais comme un espace vivant au service de la création et de la mémoire collective. L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles, et les animations débuteront dès la tombée de la nuit.

Un rendez-vous à ne pas manquer pour vivre la fête de l’indépendance autrement, dans un décor historique métamorphosé par la lumière.

A Venise, richesse et mémoire du patrimoine bâti

Pour la première fois de son histoire, le Togo participera à la prestigieuse Biennale internationale d’architecture de Venise en 2025.

Pour la première fois de son histoire, le Togo participera à la prestigieuse Biennale internationale d’architecture de Venise 2025.

Cette 19ᵉ édition verra s’ériger un pavillon togolais conçu comme une ode à la richesse et à la complexité du paysage architectural du pays. 

Intitulé Considérer l’héritage architectural du Togo, le projet est porté par Sonia Lawson, directrice fondatrice du Palais de Lomé, et confié au Studio NEiDA, un duo alliant architecture et recherche, fondé par Jeanne Autran-Edorh et Fabiola Büchele.

L'Exposition internationale d'architecture (ou Biennale d'architecture) de Venise a lieu tous les deux ans en alternance avec la Biennale d'art contemporain de Venise. Elle a été créée en 1980 par la Fondation Biennale di Venezia.

À travers ce pavillon, le Togo ambitionne d’ouvrir un dialogue entre tradition, colonialité et modernisme, en retraçant l’évolution de son architecture depuis le tournant du XXᵉ siècle. 

Le Studio NEiDA documente méthodiquement les formes bâties emblématiques du pays, dans un effort inédit d’archivage du patrimoine architectural togolais. Le regard se porte tant sur les habitations troglodytes de Nok, que sur les Tatas Tamberma, témoins vivants des techniques vernaculaires du nord du Togo.

Mais le pavillon se veut aussi un hommage à l’architecture afro-brésilienne, ramenée par les anciens esclaves revenus du Brésil, ainsi qu’aux grands édifices modernistes qui ont façonné l’esthétique de la capitale après l’indépendance : Hôtel Sarakawa, marché d’Hedzranawoe, BOAD, BIDC, autant de constructions encore en usage, comme des ancrages du temps dans la ville.

Patrimoine en péril, beauté en mutation

L’exposition n’élude pas l’autre réalité : celle des vestiges modernistes à l’abandon. L’Hôtel de la Paix, la Bourse du Travail — aujourd’hui en ruines — y sont montrés non pas comme des échecs, mais comme des fragments précieux d’un passé à réinvestir. En contrepoint, le Palais des Congrès et l’Hôtel 2 Février, récemment restaurés, incarnent l’espoir d’un nouveau souffle pour le patrimoine bâti.

Sonia Lawson voit dans cette première participation à la Biennale un geste fort : « Ce pavillon est une occasion unique de mettre en lumière la diversité architecturale du Togo auprès du monde. 

Le Palais de Lomé, lieu autrefois d’exclusion coloniale, est aujourd’hui un espace de réflexion contemporaine sur la culture, l’architecture et l’environnement. »

Le pavillon togolais à Venise s’annonce donc comme une vitrine culturelle, mais aussi politique, interrogeant les formes, les usages et les récits liés à l’espace bâti. 

En cela, il participe à une dynamique plus large de reconquête et de transmission du patrimoine africain sur la scène internationale. Une architecture qui ne regarde pas seulement en arrière, mais trace des pistes pour demain.

Niamtougou : tradition, cohésion et développement au cœur de Sintu-Janjaagu

La ville de Niamtougou, chef-lieu de la préfecture de Doufelgou (Nord Togo), a vibré samedi au rythme de la 36ᵉ édition de Sintu-Janjaagu, une fête traditionnelle qui unit les communautés Lamba (Sintu) et Nawda (Janjaagu) autour de leurs racines communes.

La ville de Niamtougou, chef-lieu de la préfecture de Doufelgou (Nord Togo), a vibré samedi au rythme de la 36ᵉ édition de Sintu-Janjaagu, une fête traditionnelle qui unit les communautés Lamba (Sintu) et Nawda (Janjaagu) autour de leurs racines communes.

Symbole fort de cohésion et d’harmonie, cette célébration annuelle rassemble les fils et filles de la préfecture dans un élan de fraternité, de valorisation de leur patrimoine culturel et d’affirmation identitaire. En plus de la danse, des chants, et des rituels traditionnels, Sintu-Janjaagu est aussi un message politique fort : la diversité culturelle est un levier de développement et non une barrière.

Le président Faure Gnassingbé, fidèle au soutien de l'État aux traditions nationales, était représenté par Kossivi Hounaké, ministre délégué chargé du Commerce et de la Consommation locale. 

Ce dernier a salué l’union exemplaire entre Nawda et Lamba, affirmant que cette convergence culturelle est « un atout précieux pour construire un développement durable, créatif et inclusif ».

La célébration a aussi été l’occasion d’appeler à une meilleure exploitation des potentialités touristiques et artisanales de la région, afin de renforcer l’économie locale et nationale. 

Des figures politiques et cadres natifs de la préfecture ont honoré l’événement de leur présence, notamment Gilbert Bawara, Calixte Madjoulba, Adji Otèth Ayassor et Molgah Kadjaka.

Au-delà du folklore, Sintu-Janjaagu s’impose comme un acte de mémoire, un pacte de solidarité et une vitrine du vivre-ensemble à la togolaise.

La compétition Miss Togo 2025 franchit une étape décisive avec la Super régionale de Lomé, prévue pour le 31 août 2024. Ce rendez-vous au Grand Rex de Lomé à 21 heures réunira les candidates des régions des Plateaux, de la Maritime et du Grand Lomé, déterminant ainsi les finalistes qui accéderont à la grande finale.

Cet événement marque un tournant crucial dans le concours, après le succès de la Super régionale de Kara, où les candidates des régions des Savanes, de la Centrale et de Kara se sont affrontées. Le public aura la chance de découvrir les futures ambassadrices de la beauté togolaise, tout en profitant d’une soirée riche en émotions.

L’entrée à la Super régionale est accessible via un ticket de 5 000, 10 000, ou 15 000 FCFA. Cet événement annonce les derniers ajustements avant la grande soirée de l’élection Miss Togo 2025, prévue pour décembre 2024. Les finalistes de cette édition seront révélées au terme de la soirée, ouvrant ainsi la voie aux préparatifs intenses pour la finale qui couronnera la nouvelle Miss Togo

Voir la Grande-Bretagne autrement en 2025
En 2025, la Grande-Bretagne accueillera une série d'événements majeurs et de célébrations, dont le 250ème anniversaire de la naissance de Jane Austen, l'avènement de Bradford en tant que ville britannique de la culture, et l'arrivée d'athlètes internationales pour la Coupe du Monde de Rugby Féminin.

traditionnelles d’exception, le Togo en dispose plusieurs. Elles sont d’ailleurs parmi les plus authentiques de l’Afrique de l’ouest. Ces rites traditionnels qui font du territoire un pays richement culturel rythment la vie de chacune de ses communautés.